NapseflowNapseflow
Généraliste

À Dublin, Donald Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande «unifiée»

Le Devoir · mis à jour il y a 8 j

Les États-Unis affichaient jusqu’ici une position de neutralité sur ce dossier..

Visite surprise de Trump

Donald Trump, président des États-Unis, a effectué une visite en Irlande le samedi 14 juin 2025, principalement pour participer à l'Open d'Irlande dans un complexe golfique appartenant à sa famille. Cependant, il a marqué les esprits en abordant un sujet politique sensible : la possibilité d'une Irlande unifiée. Jusqu'à présent, les États-Unis maintenaient une position neutre sur cette question. Lors d'une conférence de presse avec le premier ministre irlandais Micheal Martin, Trump a déclaré qu'il « aimerait beaucoup » voir une Irlande unifiée, qualifiant cette perspective de « fantastique » et affirmant que « cela finira par arriver ». Cette prise de position inattendue a suscité des réactions variées en Irlande et au Royaume-Uni.

Contexte politique de l'Irlande

L'Irlande est actuellement divisée en deux parties : la république d'Irlande, indépendante, et l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni. Cette division remonte à 1921 et a été source de tensions et de conflits, notamment pendant les Troubles (1968-1998), une période marquée par des violences entre nationalistes (majoritairement catholiques, favorables à une Irlande unifiée) et unionistes (majoritairement protestants, favorables au maintien dans le Royaume-Uni). En 1998, l'Accord du Vendredi Saint (ou Accord de Belfast) a mis fin aux hostilités en instaurant un cadre pour résoudre la question de l'unification par référendum, à condition qu'une majorité d'habitants de l'Irlande du Nord y soit favorable. Selon un sondage de mai 2024 réalisé par l'Institut des études irlandaises de l'université de Liverpool, seulement 35 % des Nord-Irlandais soutiennent actuellement l'idée d'une unification.

Réactions et controverses

Les déclarations de Donald Trump ont provoqué des réactions contrastées. À Dublin, des milliers de manifestants, dont certains brandissaient des drapeaux palestiniens, se sont opposés à sa visite, dénonçant notamment sa position sur le conflit israélo-palestinien. Un retraité de 70 ans, Bob O'Connell, a réagi en déclarant à l'Agence France-Presse : « Il faut qu’il arrête les tueries [à Gaza] et après il pourra parler d’unifier l’Irlande ». Le premier ministre britannique Andy Burnham a quant à lui réaffirmé que la question de l'unification n'était « pas d’actualité », rappelant que le Royaume-Uni s'en tient aux accords de 1998. Downing Street, la résidence officielle du premier ministre britannique, n'a pas directement réagi aux propos de Trump, se rangeant derrière cette position.

Autres déclarations de Trump

En plus de ses propos sur l'Irlande, Donald Trump s'est également exprimé sur un autre sujet sensible pour le Royaume-Uni : les îles Malouines (ou Falkland Islands en anglais), un archipel de l'Atlantique Sud administré par le Royaume-Uni mais revendiqué par l'Argentine. Trump a affirmé qu'il serait « capable de régler » un éventuel conflit autour de ces îles, rappelant que le Royaume-Uni et l'Argentine s'y étaient affrontés en 1982 lors d'une guerre. Ces déclarations interviennent dans un contexte où les États-Unis affichent une posture plus interventionniste sur la scène internationale, contrairement à leur tradition de neutralité sur certains dossiers.

Ce que ça pourrait changer

Lors de sa visite, Donald Trump a rencontré plusieurs responsables irlandais. Avec le premier ministre Micheal Martin, il a souligné avoir une « excellente » relation, malgré des désaccords sur des sujets comme le commerce ou le Moyen-Orient. La présidente irlandaise Catherine Connolly, figure de la gauche, lui a offert un recueil de poèmes de Michael Longley, un poète nord-irlandais connu pour son engagement en faveur de la paix pendant les *Troubles*. Elle a également rappelé que « la normalisation de la guerre et du génocide ne pouvait jamais être acceptée », une allusion aux positions de Trump sur le conflit israélo-palestinien. Trump a qualifié cette entrevue de « très sympathique ». Après ces rencontres, il s'est rendu dans son complexe golfique de Doonbeg, où il a atterri en hélicoptère et où il séjournera jusqu'au dimanche 15 juin 2025. Environ 40 000 spectateurs sont attendus pour l'*Open d'Irlande* ce week-end.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.