NapseflowNapseflow
Généraliste

Bye-bye, la CAQ?

Le Devoir · mis à jour 2 oct.

Personne ne pleure devant l’agonie de la CAQ, mais la montée de la droite suscite de l’inquiétude..

Fin de la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ), dirigée par Christine Fréchette, traverse une période difficile avant les élections de 2026. Le parti, qui se présentait comme une troisième voie entre la gauche et la droite, ainsi qu’entre le souverainisme et le fédéralisme, perd du soutien après huit ans au pouvoir. Ce déclin est illustré par des commentaires ironiques de membres du Club des électeurs, un groupe informel de citoyens discutant de la campagne. Aucun des panélistes ne regrette vraiment la CAQ, critiquant son bilan jugé catastrophique. Le parti, fondé en 2012 par François Legault, avait initialement séduit en promettant de rassembler les meilleures idées des différents courants politiques. Cependant, son image s’est dégradée après l’absorption de l’Action démocratique du Québec (ADQ), un parti centriste fondé par Jean Allaire et Mario Dumont en 1994, ce qui a marqué un tournant vers une droite plus marquée.

Montée de la droite

L’effondrement de la CAQ laisse un vide politique qui profite à la droite, notamment au Parti conservateur du Québec (PCQ) d’Éric Duhaime. Ce dernier, ancien lobbyiste pour des entreprises de tabac comme Rothmans et Benson & Hedges, est perçu comme un représentant d’une droite plus radicale. Le PCQ pourrait obtenir 12 sièges à l’Assemblée nationale, un seuil lui permettant d’accéder au statut de parti reconnu. Certains anciens membres de la CAQ, déçus par l’abandon de réformes conservatrices comme la réduction de l’État-providence, soutiennent désormais Duhaime. Jocelyn Brousseau, un ancien travailleur humanitaire, critique cette évolution, voyant dans le PCQ une menace pour les valeurs progressistes. Cependant, Marjolaine Cloutier, une conseillère stratégique, défend la présence du PCQ à l’Assemblée nationale, estimant que toute voix significative doit y être représentée, même si elle désapprouve ses idées.

Critiques du PCQ

Plusieurs membres du Club des électeurs expriment des réserves, voire un rejet catégorique, envers Éric Duhaime et son parti. Jocelyn Brousseau qualifie son passé de lobbyiste pour l’industrie du tabac de sot métier, soulignant les conflits d’intérêts potentiels. Diaka Camara, gestionnaire en technologies de l’information, n’a pas de position tranchée sur le PCQ, mais admire des figures de gauche comme Françoise David, candidate pour Québec solidaire (QS). Elle envisage d’écouter ses arguments avant de se forger une opinion. Lylliane Le Quellec, une retraitée, met en garde contre le populisme, qu’elle considère comme un premier pas vers des dérives dangereuses, notamment en raison de promesses simplistes face à des enjeux complexes.

Enjeux environnementaux

Marjolaine Cloutier, conseillère stratégique dans le milieu communautaire, s’inquiète de l’absence de débats sur l’environnement pendant la campagne électorale. Elle souligne que les changements climatiques sont déjà une réalité et que leurs effets, comme l’augmentation des crises sociales (itinérance, logement, coût de la vie), s’aggraveront sans une action urgente. Pour elle, l’adaptation aux changements climatiques doit être une priorité absolue, au même titre que les autres crises sociales. Elle critique le manque de propositions concrètes des partis sur ce sujet, malgré son importance croissante pour les populations vulnérables.

Performances des chefs

Plusieurs membres du Club des électeurs critiquent la performance des chefs de parti lors de la campagne. Alicia Despins, doctorante en administration publique, reproche à Christine Fréchette, cheffe de la CAQ, de ne pas avoir reconnu sa candidate lors de l’émission Tout le monde en parle. Pour Despins, cet incident symbolise le manque de substance derrière les déclarations de la CAQ sur la qualité de son équipe. Louis-Philippe Durbet, étudiant en droit, estime que la gauche est globalement perdante dans cette élection, en raison d’une tendance mondiale vers la droite. Mahjoub El Hamakani, retraité de la SAQ, évoque une stratégie de vote tactique chez certains péquistes, prêts à soutenir le Parti québécois (PQ) non par adhésion, mais pour éviter un référendum sur l’indépendance.

Ce que ça pourrait changer

Le *Club des électeurs* reflète une diversité d’opinions parmi les Québécois. Lylliane Le Quellec, ingénieure retraitée, compare le populisme à un chemin dangereux, tandis que Marjolaine Cloutier, optimiste malgré tout, se souvient des débuts prometteurs de la CAQ en 2012. Diaka Camara, gestionnaire en technologies, exprime son admiration pour les femmes en politique, comme Françoise David, et envisage d’écouter ses arguments avant de choisir son vote. Jocelyn Brousseau, revenu au Québec après 17 ans à l’étranger, voit d’un mauvais œil la montée du PCQ, qu’il associe à une dérive conservatrice. Ces échanges illustrent les tensions et les débats qui animent la société québécoise à l’approche des élections.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.