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Droit

Sondage : le soutien aux réfugiés reste solide, mais la confiance dans l’asile s’effrite

ONU : Migrants et réfugiés · mis à jour il y a 24 j

L'opinion publique ne tourne pas le dos aux réfugiés. Malgré la montée des discours anti-immigration et les crises économiques, une large majorité continue de défendre le droit de ceux qui fuient la guerre ou les persécutions à trouver refuge dans un autre pays.

Soutien aux réfugiés stable

Une enquête mondiale menée par Ipsos pour le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) révèle que 66 % des personnes interrogées dans 29 pays soutiennent le droit des réfugiés à bénéficier d'une protection à l'étranger. Ce chiffre est quasi identique à celui de 2025 et proche des niveaux observés avant la pandémie de Covid-19. Dominique Hyde, directrice des relations extérieures du HCR, souligne que ce soutien reste solide malgré les crises économiques et la montée des discours anti-immigration. Le HCR est une agence des Nations Unies chargée de protéger les réfugiés et de trouver des solutions durables pour leur intégration ou leur retour dans leur pays d'origine. Les réfugiés sont des personnes ayant fui leur pays en raison de guerres, de violences ou de persécutions et qui cherchent une protection internationale.

Confiance dans l'asile en baisse

Bien que le soutien aux réfugiés reste élevé, la confiance dans les systèmes d'asile s'affaiblit. Plus de 60 % des personnes interrogées estiment que de nombreux demandeurs d'asile sont motivés par des raisons économiques ou l'accès aux prestations sociales, plutôt que par un besoin réel de protection. Près de la moitié (49 %) des répondants pensent également que les frontières devraient être fermées aux réfugiés. Ce glissement montre que le débat public se déplace des principes de protection vers les modalités de mise en œuvre des politiques d'asile. Les systèmes d'asile désignent les procédures légales et administratives par lesquelles les États évaluent les demandes de protection des réfugiés.

Variations géographiques marquées

Les niveaux de soutien aux réfugiés varient considérablement selon les pays. La Suède et les Pays-Bas affichent les taux les plus élevés, avec 78 % et 76 % de soutien respectivement. L'Espagne suit de près avec 76 %. En revanche, l'Australie, le Brésil et les États-Unis sont les pays où les personnes interrogées jugent le plus positivement la contribution des réfugiés à la société. Certains pays connaissent des évolutions notables : au Japon, le soutien est passé de 23 % en 2019 à 64 % en 2026, tandis qu'en France, il est passé de 43 % à 68 % sur la même période. Ces différences illustrent l'impact des contextes politiques, économiques et sociaux locaux sur les perceptions de l'asile.

Génération Z plus ouverte

L'étude révèle un clivage générationnel dans les attitudes envers les réfugiés. Les membres de la génération Z (nés entre 1997 et 2012) sont plus favorables à l'accueil des réfugiés que les générations précédentes. Près de 49 % d'entre eux estiment que les réfugiés parviendront à s'intégrer dans leur pays d'accueil, contre 39 % des baby-boomers (nés entre 1946 et 1964). Les jeunes sont également moins enclins à soutenir la fermeture des frontières ou à douter des motivations des demandeurs d'asile. Cependant, toutes les générations partagent des interrogations sur l'intégration et le fonctionnement des politiques d'asile.

Ce que ça pourrait changer

L'enquête met en lumière une évolution des attentes du public concernant la protection des réfugiés. Les personnes interrogées souhaitent que les gouvernements nationaux et les organisations non gouvernementales (*ONG*) jouent un rôle accru dans cette protection. À l'inverse, la part de celles qui estiment que cette responsabilité incombe principalement aux pays les plus riches a diminué. Les *ONG* sont des organisations indépendantes, souvent à but non lucratif, qui agissent pour des causes humanitaires, sociales ou environnementales. Cette tendance reflète une demande de solidarité plus équilibrée et une prise de conscience des limites des solutions purement nationales.

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