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Des éditeurs pourraient disparaître de Google pour protéger leurs contenus de Gemini

Next.ink · mis à jour il y a 24 j

La recherche Google qui façonne le web depuis 1998 a-t-elle vécu ? Plusieurs grands éditeurs de presse envisagent en effet de tout simplement quitter le moteur de recherche en lui interdisant d’indexer leurs contenus. Ils dénoncent l’exploitation qui en faite dans les réponses générées par l’IA de Google, alors même que la recherche leur apporte […].

Menace de départ

Plusieurs grands éditeurs de presse américains, comme le groupe USA Today, envisagent de quitter Google en bloquant l'indexation de leurs contenus. Cette décision fait suite à leur mécontentement face à l'exploitation de leurs articles par l'intelligence artificielle de Google, Gemini, qui génère des réponses en s'appuyant sur leurs textes sans leur apporter de trafic suffisant. Depuis 1998, Google domine la recherche en ligne, mais son rôle est aujourd'hui remis en question par ces acteurs qui estiment que leur travail n'est plus suffisamment rémunéré ni valorisé. Le groupe USA Today a annoncé qu'il prendrait une décision dans un délai de 6 à 12 mois, laissant planer le doute sur une possible sortie définitive du moteur de recherche.

Blocage technique

Pour empêcher Google d'utiliser leurs contenus, les éditeurs pourraient modifier un fichier nommé robots.txt, placé à la racine de leur site web. Ce fichier sert à indiquer aux robots des moteurs de recherche, comme Googlebot, quelles pages ils sont autorisés à explorer et indexer. En bloquant Googlebot, les éditeurs empêchent Google de parcourir leurs articles et de les afficher dans ses résultats de recherche. Mike Reed, directeur général de USA Today, a précisé que cette mesure n'est pas une nouveauté, car le groupe bloque déjà d'autres robots d'exploration. Il s'agit plutôt d'une stratégie de négociation pour inciter Google à proposer des accords plus avantageux, notamment en matière de licence d'utilisation des contenus.

Conséquences économiques

Les éditeurs de presse observent une baisse du trafic provenant de Google, ce qui réduit leurs revenus publicitaires et abonnements. Parallèlement, l'IA de Google, Gemini, utilise leurs articles pour générer des réponses automatiques, ce qui diminue encore davantage leur visibilité et leurs opportunités de monétisation. Cette situation pousse des acteurs comme Beehiiv, une plateforme de newsletters, à donner à ses membres la possibilité de bloquer Googlebot. Cloudflare, une entreprise spécialisée dans la protection des sites web, joue également un rôle clé en soutenant ces initiatives pour faire évoluer les pratiques de Google. Ces actions collectives pourraient accélérer une transformation du paysage de la recherche en ligne.

Ce que ça pourrait changer

Le blocage de *Googlebot* par les éditeurs n'est pas une décision définitive, mais une tactique pour forcer Google à négocier des accords de licence plus équitables. Mike Reed a souligné que *USA Today* ne bloque pas tous les robots, mais uniquement ceux avec lesquels aucun accord n'existe. Cette approche vise à protéger leurs contenus tout en maintenant un dialogue avec Google. Les éditeurs espèrent ainsi obtenir une meilleure rémunération pour l'utilisation de leurs articles par l'IA et une redistribution plus juste des revenus publicitaires. Cette stratégie pourrait inspirer d'autres acteurs du secteur à adopter des mesures similaires.

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