C’est dommage : pourquoi Waze et Google Maps ne donnent plus les trajets les plus rapides en France ?
Une évolution qui est très loin de faire l’unanimité..
Depuis août 2026, les applications Waze et Google Maps en France ne proposent plus systématiquement les trajets les plus rapides, mais privilégient désormais ceux ayant le plus faible impact environnemental. Ce changement est imposé par un décret gouvernemental, le décret n° 2022-1199, entré en vigueur pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements. Les algorithmes de ces applications, qui analysent en temps réel les conditions de circulation, ont donc été modifiés pour intégrer ce nouveau critère. Les utilisateurs peuvent toujours accéder aux itinéraires les plus rapides en ajustant les paramètres de l'application, mais ceux-ci ne sont plus mis en avant par défaut. Cette évolution vise à encourager des choix de mobilité plus durables, même si cela peut allonger la durée des trajets.
Le décret n° 2022-1199, publié par le gouvernement français, impose aux plateformes numériques d’assistance aux déplacements, comme Waze et Google Maps, de mettre en avant les itinéraires les moins polluants. Selon ce texte, ces services doivent privilégier les propositions dont l’impact en termes d’émissions de CO₂ est le plus faible. Une autre règle stipule que si un trajet inclut une portion où la vitesse maximale autorisée est égale ou supérieure à 110 km/h, l’application doit proposer une alternative avec une vitesse réduite de 20 km/h. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large de transition écologique et de réduction de la pollution atmosphérique. Le décret s’applique à tous les services numériques facilitant les déplacements, qu’ils soient multimodaux ou non.
Ce changement a suscité des réactions mitigées parmi les utilisateurs français de Waze et Google Maps. Certains apprécient la possibilité de visualiser leur empreinte carbone et de contribuer à la protection de l’environnement en choisissant des trajets moins polluants. Cependant, la majorité des utilisateurs expriment leur mécontentement, car ces nouveaux itinéraires sont souvent plus longs que les trajets rapides traditionnels. Des commentaires en ligne critiquent cette évolution, soulignant que le gain écologique ne compense pas toujours le temps perdu. Malgré ces critiques, les applications n’ont pas supprimé l’option des trajets rapides, permettant aux utilisateurs de revenir à l’ancien système via les réglages. Cette flexibilité vise à concilier les objectifs écologiques avec les besoins pratiques des conducteurs.
En Île-de-France, les autorités locales ont anticipé cette évolution en collaboration avec Google Maps. Avant les Jeux Olympiques de Paris 2024, la région a demandé à l’application de modifier son fonctionnement pour favoriser les itinéraires alternatifs, dans le but d’éviter une congestion du trafic. L’application régionale Île-de-France Mobilités a été conçue pour proposer des trajets qui ne sont pas nécessairement les plus courts, mais qui servent l’intérêt général en fluidifiant le trafic et en limitant les bouchons. Laurent Probst, directeur général du Syndicat des transports d’Île-de-France, a déclaré que si les applications ne respectaient pas ces nouvelles règles, l’État pourrait envisager des mesures coercitives, comme la fermeture de ces services pour des raisons de sécurité publique. Cette approche montre une volonté de réguler les déplacements pour des raisons à la fois écologiques et pratiques.
Les applications comme Waze et Google Maps permettent désormais aux utilisateurs de choisir entre plusieurs types d’itinéraires. En plus des trajets rapides et des trajets écologiques, certaines options intègrent des critères supplémentaires, comme la fluidité du trafic ou l’évitement des zones congestionnées. Par exemple, l’application *Île-de-France Mobilités* propose des parcours optimisés pour réduire les bouchons, même si cela implique des détours. Les utilisateurs peuvent personnaliser leurs préférences dans les paramètres, mais les trajets écologiques restent la recommandation par défaut. Cette flexibilité vise à répondre aux besoins variés des conducteurs, tout en respectant les obligations légales et environnementales imposées aux plateformes.

