Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions, en pleine crise avec Kiev
Les sanctions représentaient la première action majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour de Trump..
Donald Trump a signé un décret le 16 octobre 2026 exemptant la Russie de nouvelles sanctions prévues par une loi américaine appelée le Graham Act. Cette loi, adoptée en septembre 2026 par le Congrès, visait à cibler le secteur énergétique russe, notamment en permettant des droits de douane pouvant atteindre 100% sur les importations de gaz et de pétrole russes par les principaux pays clients comme la Chine ou l'Inde. Le texte était soutenu par l'Ukraine et son président Volodymyr Zelensky, qui y voyait un outil puissant pour mettre fin à la guerre. Cependant, Trump invoque l'intérêt national américain pour justifier cette exemption, ce qui a provoqué une crise diplomatique avec Kiev. Le Graham Act portait le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, décédé en juillet 2026, connu pour son opposition farouche à la Russie.
L'Ukraine, dirigée par Volodymyr Zelensky, se sent abandonnée par les États-Unis après cette décision de Trump. Zelensky a exprimé publiquement son sentiment de trahison et s'est tourné vers les dirigeants européens pour obtenir un soutien financier supplémentaire. Lors d'un sommet à Bruxelles le 16 octobre 2026, il a demandé 70 milliards d'euros supplémentaires à l'Union européenne pour faire face à l'invasion russe, alors que le coût de la guerre pour l'Ukraine est estimé à 155 milliards d'euros en 2027. Les relations entre Trump et Zelensky se sont dégradées après que Trump a annoncé un accord avec Vladimir Poutine pour lever certaines sanctions en échange d'importations de diesel russe. L'Ukraine dépend fortement du renseignement militaire américain pour anticiper les attaques russes, ce qui rend cette situation particulièrement critique.
Le Graham Act prévoyait pour la première fois de cibler la flotte fantôme russe, un terme désignant une flotte de pétroliers qui contourne les sanctions en utilisant des techniques de dissimulation pour transporter du pétrole russe malgré les restrictions internationales. La loi visait également le président russe Vladimir Poutine et d'autres hauts responsables, ainsi que le secteur énergétique russe, principal soutien économique du pays. En théorie, Trump pouvait imposer des droits de douane élevés sur les importations de gaz et de pétrole russes, mais son décret du 16 octobre 2026 a rendu cette mesure inapplicable. Cette exemption intervient alors que l'Ukraine subit une intensification des bombardements russes, avec au moins un mort enregistré à Kherson dans la nuit du 16 au 17 octobre 2026.
Lors du sommet à Bruxelles, les dirigeants européens ont réaffirmé leur soutien à l'Ukraine, mais sans s'engager immédiatement sur les 70 milliards d'euros demandés par Zelensky. Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la demande ukrainienne était trop élevée pour être validée sans discussion préalable. Les Européens reconnaissent la nécessité de maintenir leur aide, mais cette question est politiquement sensible dans plusieurs pays, dont la France, où les budgets publics sont déjà sous tension. L'Ukraine dépend en grande partie du renseignement militaire occidental, notamment américain, pour contrer les attaques russes, ce qui rend son isolement diplomatique encore plus préoccupant. La guerre a déjà coûté 155 milliards d'euros à l'Ukraine en 2026, et les besoins pour 2027 sont estimés à au moins 70 milliards d'euros supplémentaires.
L'Ukraine a intensifié ses frappes de longue portée contre les raffineries russes, malgré les critiques de Donald Trump, qui s'oppose à ces attaques en raison de leur impact sur les prix de l'énergie aux États-Unis à l'approche des élections de mi-mandat. Les autorités russes ont signalé avoir abattu des dizaines de drones se dirigeant vers Moscou, illustrant l'escalade militaire entre les deux pays. Zelensky a indiqué que des négociations étaient en cours avec les États-Unis pour tenter de résoudre la crise diplomatique, évoquant une possible rencontre dans les prochains jours. Parallèlement, l'ONU a alerté sur le risque de déplacement de millions d'Ukrainiens cet hiver en raison des conditions de guerre, ajoutant une dimension humanitaire à la crise.

