Le mois d’août a été le plus chaud de l’histoire
Le jeudi 10 septembre, le service météorologique européen Copernicus a fait savoir que, avec une température moyenne de l’air de 16,96 °C, le mois d’août 2026 avait été le mois le plus chaud de l’histoire à l’échelle mondiale depuis que ces données sont collectées..
Le service météorologique européen Copernicus a annoncé que le mois d’août 2026 a établi un nouveau record de chaleur à l’échelle mondiale, avec une température moyenne de l’air de 16,96 °C. Ce chiffre dépasse les précédents records, notamment celui de juillet 2023, qui affichait une moyenne de 16,95 °C. Bien que la différence soit minime (0,01 °C), elle confirme une tendance inquiétante : les mois les plus chauds se succèdent depuis plusieurs années. Copernicus est le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne, spécialisé dans la collecte et l’analyse de données climatiques. Ces relevés sont réalisés depuis plusieurs décennies, ce qui permet d’établir des comparaisons sur le long terme.
Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, a qualifié ces records de « preuves irréfutables » des conséquences de l’addiction de l’humanité aux combustibles fossiles, comme le charbon, le pétrole ou le gaz naturel. Selon lui, le coût de cette dépendance, mesuré en termes de réchauffement climatique, ne cesse d’augmenter. Les combustibles fossiles sont des ressources naturelles non renouvelables qui, en brûlant, libèrent du gaz à effet de serre (comme le CO₂), responsable du réchauffement de la planète. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est un traité international visant à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
D’après Copernicus et le média Politico, la hausse des températures en août 2026 s’explique par deux facteurs principaux. D’abord, le réchauffement climatique d’origine humaine, lié aux émissions de gaz à effet de serre. Ensuite, un phénomène naturel appelé El Niño, particulièrement intense cette année. El Niño est un épisode climatique caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface dans le Pacifique, qui perturbe les conditions météorologiques à l’échelle mondiale. Ces deux éléments combinés ont amplifié la chaleur déjà élevée due aux activités humaines.
En 2025, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont atteint un niveau historique : 54 milliards de tonnes équivalent CO₂, soit une augmentation de 0,7 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse est principalement portée par les États-Unis (+2,2 %) et la Chine (+0,1 %), premier pollueur mondial. À l’inverse, l’Inde et l’Union européenne ont enregistré une légère baisse de leurs émissions (-0,2 %). Ces chiffres proviennent de la Commission européenne, l’organe exécutif de l’UE. À ce rythme, les scientifiques estiment que le réchauffement pourrait atteindre 1,5 °C d’ici la fin de la décennie, un seuil critique pour limiter les impacts du changement climatique.
Le réchauffement climatique et les records de chaleur ont des répercussions économiques majeures. Par exemple, la sécheresse de l’été 2026 a causé des dégâts importants pour l’économie européenne, affectant l’agriculture, l’énergie et les transports. Les vagues de chaleur, les incendies et les inondations se multiplient, entraînant des pertes financières colossales. Ces phénomènes perturbent les chaînes d’approvisionnement, réduisent la productivité et augmentent les coûts liés aux secours et à la reconstruction. Les économistes soulignent que ces événements deviennent de plus en plus fréquents et intenses, ce qui aggrave leur impact sur les budgets des États et des entreprises.

