Alors que la ville brûlait, il a cherché refuge dans une jarre : 1 600 ans plus tard
Des chercheurs bulgares ont mis au jour un squelette au fond d'une jarre géante à Deultum, en Bulgarie. Ils y voient la trace d'une fuite désespérée d'un jeune homme romain lors d'un incendie..
En 2026, des archéologues ont mis au jour un squelette humain vieux de 1 600 ans dans une jarre en céramique, lors de fouilles dans une ancienne ville romaine. Cette découverte exceptionnelle, publiée par le magazine Science et Vie, révèle un cas unique de refuge improvisé pendant une catastrophe. Les chercheurs estiment que cette personne a cherché à se protéger dans une jarre, probablement en terre cuite, alors que la ville était ravagée par un incendie ou une invasion. L'individu a été retrouvé dans une position recroquevillée, suggérant une mort violente ou soudaine. Cette jarre, utilisée comme abri de fortune, témoigne de l'urgence de la situation et des moyens limités dont disposaient les habitants pour survivre.
L'article ne précise pas le nom de la ville ni sa localisation exacte, mais indique qu'elle était une cité romaine prospère il y a 1 600 ans. À cette époque, les villes romaines étaient souvent densément peuplées et vulnérables aux catastrophes naturelles ou aux conflits militaires. Les incendies étaient fréquents en raison des matériaux de construction inflammables (bois, torchis) et des systèmes de chauffage rudimentaires. Les jarres en céramique, comme celle qui a servi de refuge, étaient couramment utilisées pour stocker des denrées ou de l'eau, mais leur usage comme abri improvisé reste exceptionnel. Cette découverte offre un aperçu rare des conditions de vie et des réactions des populations face aux crises dans l'Antiquité.
Pour les archéologues, ce squelette représente une opportunité unique d'étudier les circonstances de la mort d'un individu dans un contexte historique précis. L'analyse du squelette permettra de déterminer des éléments comme l'âge, le sexe, la cause de la mort ou d'éventuelles maladies. La jarre elle-même, en tant qu'objet du quotidien, fournit des indices sur les techniques de fabrication et les matériaux utilisés à l'époque romaine. Cette découverte s'ajoute à d'autres trouvailles archéologiques qui éclairent la vie des populations anciennes, notamment lors de périodes de crise. Elle illustre aussi l'importance des fouilles archéologiques pour reconstituer l'histoire humaine.
Les chercheurs ont utilisé des méthodes de datation scientifiques pour estimer l'âge du squelette à 1 600 ans. La technique la plus courante dans ce cas est la datation au carbone 14, qui mesure la quantité de carbone radioactif résiduel dans les os. Cette méthode permet de dater des objets ou des restes organiques avec une marge d'erreur de quelques décennies. Dans ce contexte, la datation confirme que le squelette date bien de la période romaine, entre le IVe et le Ve siècle après J.-C. Les archéologues ont également étudié la jarre pour confirmer son origine et son époque, en analysant sa forme, ses motifs et les traces de cuisson.
Cette découverte rappelle que les objets du quotidien, comme les jarres, peuvent devenir des témoignages poignants de l'histoire humaine. Elle met en lumière la vulnérabilité des populations anciennes face aux catastrophes, un thème qui résonne encore aujourd'hui. Pour les historiens et les archéologues, chaque artefact ou reste humain est une pièce du puzzle qui permet de reconstituer le passé. Cette jarre et son occupant anonyme deviennent ainsi un symbole des défis rencontrés par les sociétés anciennes, tout en offrant une fenêtre sur leur ingéniosité et leur résilience. La découverte est également un rappel de l'importance de préserver les sites archéologiques pour les générations futures.

