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Généraliste

L’opportuniste

Le Devoir · mis à jour il y a 9 j

En réalité, c’est un vote pour le PLQ qui pourrait ouvrir la porte à un référendum..

Contexte politique actuel

L’article analyse la situation politique au Québec en septembre 2026, où la première ministre sortante Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), évite de se prononcer clairement sur la question de l’indépendance du Québec. Cette ambiguïté contraste avec les attentes des électeurs fédéralistes, qui souhaitent savoir si elle voterait non en cas de référendum, comme l’avait fait François Legault en 2012. La CAQ, autrefois perçue comme une coalition équilibrée, voit son électorat se diviser : selon le dernier sondage Léger, seulement 13 % des électeurs caquistes soutiendraient l’indépendance. Cette incertitude crée des tensions internes, notamment avec des ministres comme Simon Jolin-Barrette ou Jean-François Roberge, dont les positions nationalistes pourraient entrer en conflit avec une ligne plus fédéraliste.

Stratégie de Fréchette

Christine Fréchette adopte une position autonomiste, refusant de trancher entre le maintien du Québec dans le Canada ou son indépendance. Cette stratégie vise à éviter de diviser son parti, composé de ministres et députés aux opinions divergentes. Cependant, cette approche est qualifiée d’opportuniste par Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), qui y voit une absence de principes clairs. En effet, Fréchette déclare que son opinion personnelle sur l’indépendance n’a « pas d’importance », une déclaration qui a suscité des critiques, y compris de la part d’anciens souverainistes comme Jean-François Lisée, qui affirme que les décisions étaient prises dans l’intérêt du Québec, et non uniquement pour la cause indépendantiste. Son autonomisme est presque présenté comme une vertu au Québec, mais il limite sa capacité à rassurer les électeurs sur ses intentions réelles.

Dynamique entre partis politiques

La position ambiguë de Fréchette favorise une dynamique politique complexe. Charles Milliard (PLQ) critique ouvertement cette stratégie, la qualifiant d’opportunisme, tout en misant sur l’aversion des Québécois pour un référendum. Selon lui, un vote pour la CAQ équivaudrait à voter pour un référendum, bien que cela soit contesté. En réalité, un vote pour le PLQ pourrait, selon lui, ouvrir la porte à un référendum, car un gouvernement libéral minoritaire pourrait être soutenu par le Parti québécois (PQ) pour faire avancer la cause souverainiste. Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ, profite de cette division en appelant à l’honnêteté et à la transparence de Fréchette, tout en espérant attirer des électeurs fédéralistes vers son parti, affaibli par des intentions de vote stagnantes.

Ce que ça pourrait changer

Le refus de Christine Fréchette de se prononcer sur l’indépendance reflète une stratégie électorale risquée. D’un côté, elle évite de perdre des électeurs modérés ou nationalistes au sein de la CAQ, mais de l’autre, elle ne rassure pas les fédéralistes sur sa fidélité au Canada. **François Legault** avait adopté une approche similaire en 2012, déclarant voter *non* en cas de référendum, ce qui avait renforcé son parti. Cependant, la CAQ n’est plus aussi unie qu’avant, et une position trop floue pourrait affaiblir sa crédibilité. Milliard, quant à lui, mise sur la peur d’un référendum pour séduire les électeurs, mais son parti, le PLQ, reste faible, ce qui limite son influence. La situation illustre les tensions entre pragmatisme politique et convictions idéologiques dans un contexte où l’identité québécoise et la souveraineté restent des sujets sensibles.

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