Carney répond à Musk que l’avenir du Canada dépend seulement des Canadiens
Le patron de Tesla et de SpaceX a déclaré que « le Québec devrait se séparer » du Canada..
Le premier ministre canadien Mark Carney a répondu publiquement aux propos d’Elon Musk, patron de Tesla et SpaceX, qui avait suggéré sur sa plateforme X (anciennement Twitter) que le Québec, l’Alberta et la Saskatchewan devraient quitter le Canada. Carney a affirmé que l’avenir du pays ne dépendait pas des décisions de grandes entreprises étrangères, mais bien des citoyens canadiens. Il a précisé que les priorités des Canadiens, et notamment des Québécois, étaient l’abordabilité des logements, la lutte contre l’itinérance, la justice sociale et la construction d’un Québec fort au sein d’un Canada uni. Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse à Sherbrooke, en Estrie, le 8 octobre 2026.
Elon Musk, figure majeure de la technologie américaine, a publiquement soutenu les mouvements séparatistes au Québec, en Alberta et en Saskatchewan sur sa plateforme X le 7 octobre 2026. Il a suggéré que ces provinces devraient quitter le Canada pour former des entités indépendantes. Cette prise de position a suscité une réaction immédiate du premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, qui a répondu par un simple « Non » sur les réseaux sociaux, rejetant catégoriquement cette idée. Musk, connu pour ses entreprises comme Tesla et SpaceX, domine le marché des services Internet par satellite via Starlink, un concurrent direct d’un projet canadien nommé Telesat.
Le 6 octobre 2026, les Québécois ont élu un gouvernement indépendantiste en accordant au Parti québécois (PQ) un mandat minoritaire. Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, s’était engagé pendant la campagne à ne pas organiser de référendum sur la séparation du Québec tant que Donald Trump resterait président des États-Unis. Après sa victoire, Plamondon a célébré avec ses partisans à Montréal, marquant une nouvelle étape politique pour la province. Cette élection a eu lieu dans un contexte où les tensions indépendantistes sont récurrentes au Québec, une région où le mouvement souverainiste a une longue histoire.
Mark Carney et Paul St-Pierre Plamondon ont eu une conversation cordiale cette semaine, abordant des sujets comme l’itinérance, l’immigration et les relations avec les États-Unis. Cette rencontre marque une volonté de collaboration entre le gouvernement fédéral et le nouveau gouvernement québécois, malgré leurs divergences politiques. Carney a souligné l’importance d’un fédéralisme coopératif, où le Québec bénéficierait d’un soutien fédéral tout en participant activement aux décisions nationales. Cette approche vise à renforcer les liens entre Ottawa et Québec, malgré les différences idéologiques.
Mark Carney a défendu le projet Alto, une liaison ferroviaire à grande vitesse entre le Québec et l’Ontario, estimant qu’il créerait plus de 50 000 emplois et générerait plus de 35 milliards de dollars de produit intérieur brut (PIB) pour le Québec. Ce projet, d’un coût de 2,3 milliards de dollars, a été signé avec l’entreprise Telesat pour fournir des services de connectivité par satellite aux forces armées canadiennes, en concurrence directe avec Starlink d’Elon Musk. Cependant, le PQ s’est opposé à ce projet, remettant en question sa viabilité économique. Alto représente un enjeu majeur pour l’intégration économique du Québec au reste du Canada.
Les Albertains devront voter le 19 octobre 2026 pour décider si leur province devrait entamer un processus légal menant à un référendum sur la souveraineté. La première ministre albertaine, Danielle Smith, a indiqué que le sentiment séparatiste s’était affaibli, notamment grâce à une approche plus collaborative du gouvernement fédéral. Elle a expliqué que les discussions avec Mark Carney avaient permis d’aborder des problèmes concrets qui frustraient les Albertains, comme les relations économiques avec Ottawa. Cette élection référendaire illustre les tensions récurrentes entre certaines provinces et le gouvernement central canadien.

