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37 centimes moins cher : ces automobilistes français ont trouvé une technique parfaite pour économiser sur l’essence et le diesel

Presse-Citron · mis à jour 2 sept.

Certains conducteurs malins s’en tirent à bon compte..

Astuce frontalière

Certains automobilistes français vivant près de la frontière espagnole adoptent une méthode simple pour réduire leur facture de carburant : ils traversent la frontière pour faire le plein en Espagne. Cette pratique repose sur des écarts de prix significatifs entre les deux pays. Par exemple, à Perpignan, le prix du litre d’essence est de 1,99 €, contre 1,73 € en Espagne, soit une différence de 26 centimes. Pour le diesel, la différence peut atteindre 20 centimes, comme à Argelès-sur-Mer où il coûte 2,14 € en France contre 1,95 € en Espagne. Des écarts encore plus importants, jusqu’à 37 centimes, ont été observés. Les conducteurs profitent ensuite de leur trajet pour effectuer des achats dans les villes espagnoles proches, comme Le Perthus, avant de rentrer en France. Cette stratégie illustre une adaptation des consommateurs à la hausse des prix des carburants, dans un contexte où les taxes en France restent élevées.

Critique des taxes

Les associations de défense des automobilistes, comme la FNA (Fédération Nationale de l’Automobile) et l’association 40 millions d’automobilistes, dénoncent une fiscalité jugée excessive sur les carburants en France. Elles estiment que l’État profite de cette situation, tandis que les usagers et les commerçants subissent les conséquences de prix élevés. Dans un communiqué récent, ces organisations soulignent que les taxes appliquées sur l’essence et le diesel rendent la mobilité coûteuse pour des millions de Français, notamment pour les artisans et les commerçants dépendants de leurs véhicules. Cette critique intervient alors que les prix des carburants continuent d’augmenter, alimentant la colère des automobilistes face à ce qu’ils perçoivent comme une injustice fiscale.

Réactions européennes

Plusieurs pays européens ont pris des mesures pour atténuer l’impact de la hausse des prix des carburants sur les consommateurs. En Espagne, un plan de 5 milliards d’euros a été adopté, incluant une baisse de la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) sur les carburants. Cette réduction pourrait permettre une remise allant jusqu’à 30 centimes par litre pour les automobilistes. La Suède a également temporairement diminué ses taxes, offrant une baisse d’environ 9 centimes par litre. Au Portugal, un mécanisme ajuste automatiquement les taxes dès que l’augmentation dépasse 10 centimes par litre. Enfin, l’Italie prévoit une baisse similaire, permettant une économie d’environ 25 centimes par litre. Ces initiatives contrastent avec la position française, où aucune baisse générale des taxes ou distribution de chèques énergie n’est envisagée pour l’instant.

Ce que ça pourrait changer

En France, le gouvernement a choisi des mesures ciblées pour soutenir les secteurs les plus touchés par la hausse des prix des carburants, notamment les transports et les gros rouleurs. Contrairement à certains de ses voisins européens, l’exécutif n’envisage pas de réduire les taxes sur les carburants de manière générale ni d’étendre les *chèques énergie* à l’ensemble des particuliers, comme cela avait été fait par le passé. Ces aides ponctuelles visent à limiter l’impact de la crise énergétique sur les professionnels et les ménages les plus vulnérables, sans pour autant résoudre la problématique globale des coûts élevés à la pompe. Cette approche suscite des critiques de la part des associations d’automobilistes, qui réclament des solutions plus larges.

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