À cause de la venue du pape, la marche climat du 26 septembre remplacée par un rassemblement statique à Paris
La déambulation pour le climat prévue samedi à Paris n'aura pas lieu. La préfecture, mobilisée par la venue du pape, n'a autorisé qu'un rassemblement statique place de la République.
La marche pour le climat prévue le 26 septembre 2026 à Paris a été annulée en raison de la visite du pape dans la capitale. La préfecture de police a refusé d'autoriser une déambulation, ne permettant qu'un rassemblement statique place de la République entre 17 heures et 20 heures. Cette décision a été prise malgré les efforts des organisateurs pour rassurer les autorités sur leur capacité à encadrer l'événement. Benjamin Ball, de l'association Bio Consom’acteur et coorganisateur, explique que la préfecture craignait un manque d'unités de maintien de l'ordre en raison de l'affluence attendue. La marche devait initialement partir de la place de la Nation à 14 heures.
Malgré l'annulation de la marche parisienne, 261 rassemblements sont prévus dans toute la France le 26 septembre. Les organisateurs insistent sur le fait que le mouvement s'appuie avant tout sur les initiatives locales. À Bordeaux, Fontainebleau et dans les zones les plus touchées par la sécheresse, les mobilisations devraient être particulièrement importantes. Mattia Gonget, étudiante de 20 ans et coautrice d'un appel à manifester, souligne que l'essentiel est de maintenir la mobilisation dans les autres villes. Gabriel Mazzolini, des Amis de la Terre, partage ce point de vue en mettant l'accent sur la nécessité de réunir différents acteurs comme les parents d'élèves, les agriculteurs ou les pompiers pour exprimer leurs revendications.
La date du 26 septembre a été choisie pour lancer un mouvement national exigeant un plan d'urgence climatique, d'adaptation et d'atténuation face au réchauffement climatique. Cette mobilisation fait suite à des catastrophes écologiques estivales comme des canicules, des mégafeux et des sécheresses extrêmes ayant touché plus de 15 millions de Français. L'appel initial, lancé début août par l'association Bio Consom’acteurs, a été signé par près de mille personnes, puis par 30 000 citoyens et plus d'un millier d'organisations, dont Greenpeace, les Amis de la Terre, Alternatiba ou le Réseau action climat. Ces signataires forment des groupes locaux qui peuvent être rejoints avant le 26 septembre.
Le mouvement s'appuie sur une coalition large incluant des associations, des citoyens et des collectifs locaux. Parmi les organisations impliquées, on trouve des groupes écologistes reconnus comme Greenpeace ou les Amis de la Terre, ainsi que des initiatives citoyennes comme Alternatiba ou le Réseau action climat. Ces acteurs demandent une action urgente pour faire face à la crise climatique, notamment après un été marqué par des événements extrêmes en France. Plus d'un millier d'organisations ont rejoint le mouvement, reflétant une mobilisation collective sans précédent pour exiger des mesures concrètes contre le réchauffement climatique.
Les organisateurs encouragent la participation à l'une des 261 mobilisations prévues en France le 26 septembre. Ils invitent les citoyens à rejoindre des groupes locaux ou à participer aux rassemblements statiques autorisés. Pour documenter ces événements, le média Vert appelle les participants à envoyer des vidéos ou des photos des actions organisées près de chez eux. Ces contributions permettront de créer une vidéo collective reflétant l'ampleur de la mobilisation. Les participants peuvent également consulter le site 26septembre.org pour trouver des assemblées locales à rejoindre avant la date prévue.

