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Généraliste

Le Parti québécois vise l’équilibre budgétaire dès 2028-2029

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 5 j

Le PQ se base notamment sur une hausse des transferts fédéraux de 4,36 G$, à l'instar de la CAQ et du PLQ..

Équilibre budgétaire visé

Le Parti québécois (PQ) annonce vouloir atteindre l’équilibre budgétaire dès l’exercice 2028-2029, soit un an plus tôt que ce que la loi québécoise exige actuellement. Cela signifie que les revenus du gouvernement devraient couvrir exactement ses dépenses, sans déficit ni surplus. Pour y parvenir, le parti mise sur plusieurs leviers, dont une réduction des dépenses administratives et une optimisation des transferts fédéraux. Cette annonce s’inscrit dans un contexte électoral, alors que le Québec prépare des élections provinciales en 2026. L’équilibre budgétaire est un objectif recherché par les gouvernements pour éviter l’accumulation de dettes publiques et maintenir la confiance des marchés financiers.

Réduction de la bureaucratie

Le PQ prévoit réduire les dépenses liées à la bureaucratie de 6,3 milliards de dollars sur cinq ans. Cette mesure vise à diminuer les coûts de fonctionnement de l’État en réduisant la taille de la fonction publique. Concrètement, cela se traduira par des coupes dans la masse salariale de l’État, équivalant à une réduction de 2,5 % des salaires des employés gouvernementaux. Ces économies seront réalisées par des gels d’embauche et des départs naturels non remplacés (attrition), sans toucher aux services publics. L’objectif est de rendre l’administration plus efficace sans réduire la qualité des services offerts aux citoyens. Cette approche s’inspire de mesures similaires mises en place par d’autres partis politiques québécois.

Transferts fédéraux clés

Le PQ compte sur une hausse des transferts fédéraux, c’est-à-dire des paiements que le gouvernement du Québec reçoit du gouvernement fédéral canadien, pour atteindre son équilibre budgétaire. Ces transferts incluent notamment des fonds pour la santé et des remboursements liés aux dépenses des demandeurs d’asile. Le parti anticipe une augmentation de 4,36 milliards de dollars sur cinq ans, avec des hausses annuelles de 950 millions en 2027-2028, puis de 1,19 milliard, 1,04 milliard et 1,18 milliard les années suivantes. Cependant, ces montants ne sont pas encore garantis, car les ententes avec Ottawa doivent encore être renouvelées. Les partis politiques CAQ et PLQ ont également basé leurs projections sur cette hypothèse.

Provision pour éventualités

La provision pour éventualités est une réserve financière que le gouvernement constitue pour faire face à des dépenses imprévues, comme des crises économiques ou des urgences sanitaires. Le PQ prévoit y verser seulement un milliard de dollars par année, contre 2 milliards prévus initialement dans le rapport préélectoral de 2026, puis 1,5 milliard par année sur cinq ans. Cette réduction de 3 milliards sur cinq ans lui permettra de dégager des surplus budgétaires plus rapidement. Le parti justifie cette décision par une gestion plus rigoureuse des finances publiques, tout en soulignant que cette réserve reste stratégique pour absorber d’éventuels chocs économiques.

Écarts à résorber

Les écarts à résorber désignent des dépenses non identifiées ou des économies promises qui n’ont pas encore été concrétisées. Dans le cas du PQ, cela représente 1,85 milliard de dollars de compressions budgétaires qui restent à préciser d’ici 2028-2029. Le parti s’engage à éliminer ces écarts d’ici cinq ans, mais leur résorption complète est reportée après l’atteinte de l’équilibre budgétaire. Cette situation reflète une marge de manœuvre limitée dans les projections financières actuelles, où certaines économies ou revenus supplémentaires doivent encore être confirmés ou détaillés.

Surplus budgétaires prévus

Une fois l’équilibre budgétaire atteint en 2028-2029, le PQ anticipe des surplus budgétaires croissants. Dès la première année, un surplus de 825 millions de dollars est prévu, suivi de 2,54 milliards en 2029-2030, puis de 3,5 milliards en 2030-2031. Ces excédents permettraient au gouvernement de rembourser une partie de la dette publique ou d’investir dans de nouveaux projets. Ces projections reposent sur les économies réalisées grâce aux coupes administratives et sur les transferts fédéraux, mais leur réalisation dépendra de la stabilité économique et des décisions politiques futures.

Ce que ça pourrait changer

Cette annonce s’inscrit dans la campagne électorale québécoise de 2026, où les principaux partis politiques ont dévoilé leurs cadres financiers. Le PQ est le dernier à présenter son plan, après la CAQ, le PLQ, le PCQ et Québec solidaire. Nicolas Marceau, candidat du PQ dans Marie-Victorin et ancien ministre des Finances sous Pauline Marois (2012-2014), a présenté ce cadre financier. Le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon, était en préparation pour le premier débat télévisé des chefs, soulignant l’importance de ces propositions dans la course électorale. Chaque parti propose des solutions différentes pour gérer les finances publiques, reflétant des visions distinctes de l’intervention de l’État.

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