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Effaré, il découvre par hasard que la cafetière connectée de ses parents envoie « un téraoctet de données en dix jours »

Numerama · mis à jour il y a 27 j

Un informaticien a découvert que la machine à café de ses parents avait fait transiter plus de 1 000 gigaoctets de données en dix jours. La marque n’a toujours pas donné d’explication..

Découverte surprenante

Un informaticien, utilisant le pseudonyme Nomad, a découvert par hasard que la cafetière connectée Keurig K-Supreme SMART de ses parents avait envoyé 1 008 gigaoctets de données en dix jours et neuf heures. Pour donner une idée de l'ampleur, un gigaoctet (Go) équivaut à 1 000 mégaoctets (Mo), soit environ 1 000 chansons en format MP3 ou 250 vidéos en basse qualité. Un téraoctet (To), unité mentionnée dans le titre, correspond à 1 000 gigaoctets. Cette quantité de données est exceptionnellement élevée pour un appareil électroménager, surtout en si peu de temps. L'informaticien a partagé cette découverte sur le réseau social X (anciennement Twitter) le 6 octobre, où son message a été vu près de deux millions de fois, suscitant de nombreuses réactions et interrogations.

Hypothèses sur l'origine

Deux hypothèses principales ont été avancées pour expliquer ce trafic de données anormal. La première, privilégiée par Nomad et largement partagée en ligne, évoque un bug (erreur de programmation) dans le logiciel de la cafetière. Ce bug pourrait provoquer une boucle infinie ou une mauvaise interprétation des unités de temps, transformant par exemple des millisecondes en secondes. Cela entraînerait l'envoi répété de petits paquets de données sans pause, générant un volume démesuré. La deuxième hypothèse, plus inquiétante, suggère que la machine pourrait analyser discrètement le réseau domestique pour y repérer d'autres appareils connectés, comme des smartphones ou des ordinateurs. Cette pratique, bien que non confirmée, permettrait de dresser un profil détaillé du foyer à des fins publicitaires. Cependant, la politique de confidentialité de Keurig ne mentionne pas cette collecte de données réseau, se limitant aux habitudes de consommation de café.

Silence de la marque

À ce jour, la marque Keurig, fabricant de la cafetière incriminée, n'a pas réagi publiquement aux découvertes de Nomad, malgré l'ampleur de la polémique en ligne. Cette absence de réponse a poussé l'informaticien à débrancher définitivement l'appareil et à envisager l'achat d'un nouveau modèle pour ses parents. Il a justifié cette décision en estimant qu'un objet capable de générer un tel trafic de données ne méritait pas d'être conservé. Sur des forums spécialisés comme Hacker News, certains utilisateurs ont regretté que la machine ne soit pas confiée à des experts en cybersécurité pour une analyse approfondie. Le 9 octobre, aucune explication officielle n'avait encore été publiée par Keurig.

Ce que ça pourrait changer

Cet incident soulève des questions plus larges sur la sécurité et la vie privée des *objets connectés* (IoT, pour *Internet des Objets*), ces appareils du quotidien capables de se connecter à internet. Les objets connectés, comme les cafetières, enceintes intelligentes ou thermostats, collectent et transmettent souvent des données personnelles, parfois sans que l'utilisateur en soit pleinement conscient. Ces données peuvent inclure des habitudes de consommation, des déplacements ou des interactions avec d'autres appareils. Bien que ces technologies offrent des avantages, comme la personnalisation des services, elles posent aussi des risques en matière de *cybersécurité* (sécurité informatique) et de respect de la vie privée. Les utilisateurs sont encouragés à vérifier les politiques de confidentialité des appareils connectés et à surveiller leur trafic réseau pour éviter des surprises similaires.

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