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Crime organisé, enlèvement et vol d’armes à feu : 2 membres des Forces armées arrêtés

ICI Radio-Canada · mis à jour 5 oct.

Les deux membres du 7e Régiment de Toronto ont été relevés de leurs fonctions à la suite de leur arrestation..

Arrestation de militaires

Deux membres des Forces armées canadiennes, Sachintha Fernando et James Moreau, tous deux membres du 7e Régiment de Toronto, ont été arrêtés le 11 août 2026 par la police de Toronto. Ces soldats, qui détenaient le grade de bombardier (un grade équivalent à caporal dans d'autres armées), ont été relevés de leurs fonctions et leur accès aux installations militaires a été restreint. Ils font face à des accusations liées au crime organisé, à un enlèvement et au vol d'armes à feu. Le ministère de la Défense nationale a confirmé leur arrestation, mais n'a pas divulgué de détails supplémentaires sur les allégations, renvoyant les demandes à la police de Toronto. Les deux accusés restent officiellement membres des Forces armées en attendant les conclusions d'un examen administratif.

Profil des accusés

Sachintha Fernando s'est enrôlé comme réserviste en janvier 2020, mais n'a jamais été déployé en mission opérationnelle. James Moreau, quant à lui, s'est enrôlé comme réserviste en mars 2018 et a été déployé en 2020 dans le cadre de l'opération Laser, une mission liée à la gestion de la pandémie de COVID-19 au Canada. Aucun des deux militaires n'a donc participé à des opérations de combat ou de maintien de la paix. Leur statut de réservistes signifie qu'ils exercent une activité militaire à temps partiel, tout en ayant une activité civile principale. Leur grade de bombardier indique qu'ils occupaient des fonctions de sous-officier subalterne au sein de leur régiment.

Accusations graves

Les accusations portées contre les deux militaires sont particulièrement graves et concernent trois domaines distincts. D'abord, le crime organisé fait référence à des activités illégales menées de manière structurée et souvent violente, comme le trafic de stupéfiants, l'extorsion ou le blanchiment d'argent. Ensuite, l'enlèvement désigne le fait de retenir une personne contre son gré, souvent pour obtenir une rançon ou exercer une pression. Enfin, le vol d'armes à feu implique la soustraction illégale d'armes appartenant à l'État ou à des institutions, ce qui représente un risque majeur pour la sécurité publique. Ces accusations pourraient entraîner des peines de prison très lourdes si elles sont confirmées par la justice.

Réactions officielles

Le ministère de la Défense nationale a réagi rapidement à cette affaire en confirmant l'arrestation des deux militaires et en précisant qu'ils avaient été suspendus de leurs fonctions. Leur accès aux bases et installations militaires a été immédiatement restreint pour éviter tout risque de fuite ou de complicité. Le ministère a également indiqué que les deux accusés restaient membres des Forces armées en attendant les résultats d'un examen administratif interne. Aucune information supplémentaire n'a été communiquée par les autorités militaires, qui ont renvoyé les journalistes vers la police de Toronto pour obtenir des détails sur l'enquête en cours.

Ce que ça pourrait changer

Cette affaire survient dans un contexte où les Forces armées canadiennes sont régulièrement confrontées à des défis liés à l'intégrité de leurs membres. Les accusations portées contre ces deux militaires pourraient avoir un impact sur la confiance du public envers l'institution militaire. La police de Toronto est désormais chargée de mener l'enquête et de rassembler les preuves nécessaires pour étayer les accusations. Les prochaines étapes consisteront à déterminer la nature exacte des faits reprochés, à identifier d'éventuels complices et à évaluer la responsabilité pénale des deux accusés. Aucune date n'a encore été fixée pour leur procès.

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