La coalition menée par Riyad accuse les Houthis d’avoir lancé un drone sur La Mecque
Les rebelles pro-iraniens ont démenti les accusations de l'Arabie saoudite..
Le 15 septembre 2026, la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite a accusé les Houthis, un groupe armé yéménite, d'avoir lancé un drone vers La Mecque, ville sainte de l'islam située en Arabie saoudite. Ce conflit s'inscrit dans un contexte régional tendu : en février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une offensive contre l'Iran, entraînant le Yémen dans le conflit. Début septembre 2026, les Houthis ont pris le contrôle de la côte yéménite bordant la mer Rouge, incluant le détroit de Bab el-Mandeb, un passage stratégique pour le commerce maritime mondial. La coalition saoudienne, qui soutient le gouvernement yéménite reconnu internationalement, mène depuis des années des opérations contre les Houthis, soutenus par l'Iran.
Selon la coalition menée par Riyad, un drone lancé par les Houthis a été intercepté et détruit le 15 septembre 2026 au sud de La Mecque, avant d'atteindre l'espace aérien interdit de la ville. Le général Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition, a qualifié cette tentative d'attaque de desespérée et a dénoncé une volonté de perturber la sécurité des pèlerins et des habitants. Cette accusation s'ajoute à une série d'incidents similaires attribués aux Houthis, comme des frappes de missiles ou de drones visant l'Arabie saoudite. La coalition a souligné que ces actions mettent en danger les lieux saints de l'islam et les populations civiles.
Les Houthis ont catégoriquement rejeté ces accusations. Hazm Al-Assad, un responsable du groupe, a qualifié les allégations de mensonge éculé sur le réseau social X (ex-Twitter), affirmant que ces accusations étaient déjà utilisées par le passé et ne trompaient plus personne. Le groupe a également riposté en accusant l'Arabie saoudite d'avoir mené 52 frappes aériennes en 24 heures contre des infrastructures civiles au Yémen, promettant des représailles. Ces échanges illustrent la guerre de communication et de propagande qui accompagne le conflit armé entre les deux parties.
L'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe 57 pays musulmans, a condamné les attaques attribuées aux Houthis contre La Mecque et Médine, les deux villes les plus saintes de l'islam. Dans un communiqué, l'OCI a qualifié ces actions de profanes et de violentes, soulignant qu'elles heurtent les sentiments des musulmans à travers le monde. Cette condamnation reflète l'inquiétude internationale face à la montée des tensions dans la région et à la possible escalade du conflit, notamment après la prise de contrôle des Houthis sur des zones stratégiques du Yémen.
L'incident du 15 septembre 2026 marque une escalade dans un conflit déjà complexe. Le Yémen, déjà fragilisé par des années de guerre civile, est désormais directement impliqué dans la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran. La prise de contrôle des côtes yéménites par les Houthis, incluant le détroit de Bab el-Mandeb, aggrave les tensions géopolitiques, car ce détroit est une route majeure pour le transport de pétrole et de marchandises. Les frappes aériennes et les accusations mutuelles entre l'Arabie saoudite et les Houthis risquent d'aggraver une situation humanitaire déjà critique au Yémen, où des millions de personnes dépendent de l'aide internationale.

