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Géopolitique

L’Iran dénonce la “violente répression” des manifestations lycéennes en France

Courrier International · mis à jour il y a 28 j

L’Iran a convoqué mardi l’ambassadeur de France à Téhéran pour protester contre l’usage excessif de la force contre les lycéens français qui manifestent depuis plusieurs jours. Dénonçant une “campagne de désinformation”, le Quai d’Orsay a répliqué en convoquant le représentant à Paris du régime iranien, dont la répression sanglante du mouvement de contestation de janvier avait fait plusieurs milliers de morts..

Contexte des manifestations

En octobre 2026, la France est secouée par un mouvement de protestation mené par des lycéens. Ces manifestations, qui durent depuis plusieurs jours, dénoncent la dégradation des conditions dans les établissements scolaires et le manque d’enseignants. Selon le quotidien iranien Tehran Times, proche du gouvernement de Téhéran, l’État français aurait répondu à ces revendications par une utilisation excessive de la force, notamment en déployant des forces antiémeutes. Ces dernières, souvent désignées par l’acronyme CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité), sont des unités spécialisées dans le maintien de l’ordre lors de manifestations. Leur intervention, jugée violente par certains observateurs, a été au cœur des critiques internationales, notamment de la part de l’Iran.

Réaction de l’Iran

L’Iran, dirigé par un régime islamique, a vivement réagi à la gestion française des manifestations lycéennes. Le 6 octobre 2026, le ministère des Affaires étrangères iranien a convoqué l’ambassadeur de France à Téhéran, Pierre Cochard, pour protester contre ce qu’il qualifie de violente répression et de violation flagrante des droits de l’homme. Cette convocation s’inscrit dans une stratégie de communication du régime iranien, qui utilise souvent les réseaux sociaux et les médias pour critiquer les politiques des autres pays. Le porte-parole du ministère iranien, Esmaeil Baghaei, a également publié un message sur le réseau social X (anciennement Twitter), s’interrogeant sur la différence de traitement entre les manifestants en France et en Iran, où les autorités iraniennes sont régulièrement accusées de réprimer violemment les opposants.

Réponse française

La France a rejeté les accusations portées par l’Iran, qualifiant la convocation de l’ambassadeur iranien à Téhéran de totalement infondée et dénonçant une campagne de désinformation. En représailles, le ministère français des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’Iran à Paris, Mohammad Amin-Nejad, pour lui signifier son mécontentement. Cette escalade diplomatique illustre les tensions persistantes entre les deux pays, notamment depuis les manifestations antigouvernementales en Iran en janvier 2026, qui avaient fait plusieurs milliers de morts selon des organisations de défense des droits humains. L’Iran, quant à lui, attribue ces décès à des actes terroristes orchestrés par les États-Unis et Israël, tout en minimisant le nombre de victimes.

Comparaison des répressions

L’Iran a comparé la répression des manifestations lycéennes en France avec sa propre gestion des mouvements de contestation. En janvier 2026, les autorités iraniennes avaient réprimé dans le sang des manifestations antigouvernementales, faisant selon certaines ONG des dizaines de milliers de morts, un chiffre que le régime iranien conteste en évoquant environ 3 000 décès. Le porte-parole iranien Esmaeil Baghaei a souligné cette différence de traitement, suggérant que la France appliquerait des critères différents selon qu’il s’agit de manifestants en Iran ou en France. Cette comparaison vise à mettre en lumière ce que Téhéran présente comme une hypocrisie des pays occidentaux, qui critiquent la répression en Iran tout en utilisant des méthodes similaires chez eux.

Ce que ça pourrait changer

Cette crise diplomatique entre la France et l’Iran s’inscrit dans un contexte plus large de tensions internationales. Les deux pays entretiennent des relations complexes, marquées par des désaccords sur des sujets comme les droits de l’homme, la politique étrangère ou encore le nucléaire. La France, qui avait appelé l’Iran à respecter le *droit de manifester pacifiquement* lors des manifestations de janvier 2026, se retrouve aujourd’hui critiquée pour sa propre gestion des mouvements sociaux. Cette situation illustre les défis auxquels sont confrontés les États lorsqu’ils doivent concilier sécurité publique et respect des libertés fondamentales, tout en répondant aux critiques internationales.

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