NapseflowNapseflow
Généraliste

Poser des questions, et refuser les réponses

Le Devoir · mis à jour il y a 17 j

Une question cesse d’être innocente quand elle porte sa réponse..

Questions sans réponses

L'article souligne que certaines questions, surtout en contexte politique ou médiatique, ne visent pas à obtenir une réponse, mais à semer le doute ou à promouvoir une idée préconçue. Par exemple, la députée Marie-Josée Hélie (Parti conservateur du Québec) a posé des questions sur la vaccination en 2022 en suggérant que les autorités agissaient par intérêt financier ou pour imposer une identité numérique, sans jamais étayer ces affirmations par des preuves. Ces questions, qualifiées de questions porteuses de réponses, reflètent une stratégie rhétorique où l'interrogation sert à diffuser des théories non vérifiées, plutôt qu'à éclairer un débat. Cette pratique est courante dans les discours conspirationnistes, où l'incertitude est amplifiée pour discréditer les institutions scientifiques ou sanitaires.

Consensus scientifique vs social

L'article distingue deux types de consensus : le consensus social, qui peut être négocié politiquement ou médiatiquement, et le consensus scientifique, qui repose sur des preuves collectées et validées par des pairs. Par exemple, les vaccins contre la COVID-19 ont été évalués par des centaines d'études indépendantes, formant un consensus scientifique solide. En revanche, le consensus social peut être influencé par des opinions ou des intérêts partisans, comme le suggère l'éditorial de Marie-Andrée Chouinard. Les Sceptiques du Québec, une association dont l'auteur est vice-président, appliquent ce principe depuis 40 ans pour évaluer les prétentions extraordinaires, qu'elles concernent la médecine, le paranormal ou le climat. Leur méthode repose sur la vérification des preuves, et non sur l'anecdote ou l'opinion.

Mécanismes conspirationnistes

L'article explique que le climatoscepticisme et le conspirationnisme antivaccin reposent sur des mécanismes similaires, notamment l'apophénie : une tendance à percevoir des intentions cachées ou des complots là où il n'y a que des faits aléatoires ou des incertitudes normales en science. Par exemple, Marie-Josée Hélie a qualifié de génocidaire la vaccination obligatoire, une affirmation qui ignore les données épidémiologiques et les études cliniques. Ces mécanismes incluent aussi l'opposition systématique aux experts, la promotion d'anecdotes comme preuves, et la méfiance envers les institutions. L'auteur, ingénieur et vice-président des Sceptiques du Québec, souligne que ces stratégies sont utilisées pour discréditer des consensus scientifiques établis, comme ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Rôle des politiques

L'article aborde la responsabilité des élus dans le débat scientifique. Marie-Josée Hélie, élue le 5 octobre 2023 avec 44 % des voix dans la circonscription de Montmorency, a refusé de rétropédaler sur ses propos conspirationnistes, affirmant même en être très fière. Elle a annoncé qu'elle continuerait à poser des questions à l'Assemblée nationale, où elle critique la présence de plantes vertes (selon elle, des députés sans esprit critique). L'auteur rappelle que poser des questions est essentiel en science, mais que les élus doivent aussi accepter les réponses documentées, comme celles de l’Institut national de santé publique du Québec ou du scientifique en chef. Sans cela, le débat public recule, comme le montre la réaction agressive (plus de 250 commentaires) suscitée par les propos de Michel Belley, président des Sceptiques du Québec, sur les réseaux sociaux.

Ce que ça pourrait changer

L'article mentionne que les Sceptiques du Québec, une association fondée il y a près de 40 ans, analysent depuis longtemps les dérives scientifiques et médicales. Leur revue, *Le Québec sceptique*, a publié depuis 1991 une vingtaine d'articles critiquant des pratiques médicales excessives ou des théories non fondées, comme celles de Guylaine Lanctôt, auteure de *La mafia médicale*, qui accusait la vaccination de servir des intérêts financiers en 1995. L'association a aussi invité des experts comme Fernand Turcotte, professeur émérite de médecine préventive à l’*Université Laval*, pour discuter de sujets comme le *surdiagnostic* ou les exagérations de l’industrie pharmaceutique. Leur approche repose sur la rigueur : distinguer les faits vérifiables des spéculations, et appliquer le même critère à toutes les prétentions, qu'elles viennent de la médecine alternative ou de la science établie.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.