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Généraliste

L’extrême droite française cherche à s’imposer comme le parti de l’ordre

Le Devoir · mis à jour il y a 16 j

Au sein du RN, on rejette toute volonté de tirer profit des émeutes..

Contexte des violences

Le 17 octobre 2026, la France connaît des violences et des pillages en marge de manifestations contre la vie chère. Ces événements surviennent dans un contexte de tensions sociales accrues, avec des appels à de nouvelles mobilisations. Le gouvernement français est critiqué pour son impotence perçue face à ces troubles, tandis que l'extrême droite, représentée par le Rassemblement national (RN), se positionne comme le défenseur de l'ordre. Le RN accuse notamment le parti de gauche radicale La France Insoumise (LFI) de vouloir provoquer une guerre civile, une expression utilisée pour décrire une situation de chaos généralisé. Ces violences alimentent un débat public sur la sécurité et la gestion des crises par les autorités.

Stratégie du RN

Le Rassemblement national (RN), dirigé par Marine Le Pen et Jordan Bardella, mise sur une image de parti de l'ordre pour séduire un électorat plus large en vue de l'élection présidentielle d'avril 2027. Marine Le Pen, favorite des sondages, a adopté un style solennel lors d'une allocution télévisée, assise devant un drapeau français et une bibliothèque ornée de sa robe d'avocate, symbole de son passé professionnel. Jordan Bardella, futur Premier ministre potentiel en cas de victoire du RN, a repris ce style lors d'une conférence de presse, avec un fond bleu et un drapeau tricolore, accompagnés du slogan « Face au chaos, la France en ordre ». Le RN utilise les réseaux sociaux pour opposer une France apaisée, qu'il promet en cas de victoire, à une crise profonde attribuée à dix ans de macronisme, c'est-à-dire la politique menée par Emmanuel Macron depuis 2017. La sécurité est un pilier historique du programme du RN.

Réactions politiques

Les violences des 17 et 18 octobre 2026 placent le gouvernement sous forte pression. Jordan Bardella accuse le gouvernement d'une faillite sécuritaire et politique sans précédent, allant jusqu'à dire qu'il a pris le maquis, une expression qui suggère une fuite ou une absence de contrôle. Le RN critique également Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, qu'il présente comme un marchepied pour Marine Le Pen, c'est-à-dire un adversaire qui, par ses actions, favoriserait indirectement l'ascension du RN. Raphaël Glucksmann, candidat social-démocrate à la présidentielle, craint que Marine Le Pen ne soit « la bénéficiaire du chaos », une expression qui désigne une situation où les troubles sociaux profitent électoralement à un parti. Le gouvernement, représenté par la porte-parole Maud Brégeon, rejette ces accusations et affirme que les Français sauront distinguer les responsabilités.

Analyse des experts

Bruno Cautrès, chercheur en sciences politiques, souligne que les violences des derniers jours favorisent les discours axés sur la loi et l'ordre, mais met en garde contre une traduction immédiate dans les urnes. Frédéric Dabi, directeur de l'IFOP (Institut français d'opinion publique), estime que ces événements constituent un choc dont les conséquences électorales ne peuvent être ignorées. Les experts soulignent que le RN, en se présentant comme le parti de l'ordre, cherche à capitaliser sur l'inquiétude des citoyens face à l'insécurité. Cependant, ils rappellent que les dynamiques électorales sont complexes et que les résultats dépendront de nombreux facteurs, dont la capacité des autres partis à proposer des alternatives crédibles.

Ce que ça pourrait changer

Les violences des 17 et 18 octobre 2026 pourraient renforcer le RN, déjà en tête des intentions de vote pour l'élection présidentielle d'avril 2027. Marine Le Pen, candidate du RN, est donnée largement favorite au second tour face à ses adversaires, selon les sondages. Le parti mise sur son image de défenseur de l'ordre pour élargir son électorat, notamment parmi les électeurs déçus par les partis traditionnels. Cependant, ses adversaires, comme Raphaël Glucksmann, espèrent que les Français rejetteront une stratégie perçue comme opportuniste. Le RN rejette toute volonté de profiter des émeutes, affirmant que *quand on est patriote, ça fait mal* de voir le pays en flammes, tout en maintenant sa critique du gouvernement et de LFI.

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