Fréchette et PSPP jettent les gants sur la question référendaire
Les deux chefs s'accusent mutuellement de cacher des choses aux électeurs..
Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), et Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), se sont accusés mutuellement de dissimuler leurs intentions concernant un éventuel référendum sur l'indépendance du Québec. Lors d'un point de presse, Fréchette a critiqué Plamondon pour avoir remplacé le terme référendum par consultation populaire lors d'un rassemblement du PQ, suggérant une tentative de minimiser l'enjeu. Plamondon a rétorqué que les deux termes sont interchangeables depuis des années et que les Québécois comprennent leur signification. Il a également affirmé assumer pleinement l'histoire et les symboles de son parti, en opposition à Fréchette qu'il accuse de cacher le bilan de la CAQ après huit ans au pouvoir.
Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), s'est présenté comme le seul parti capable de bloquer un référendum, tout en accusant Fréchette de profiter du conflit commercial entre le Canada et les États-Unis à des fins électorales. Il a déclaré que le PLQ est le seul parti fédéraliste capable de contrer cette initiative. Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, a quant à lui critiqué les deux partis principaux pour leurs dissimulations présumées : Plamondon pour son projet référendaire et Fréchette pour le bilan de la CAQ. Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire, a exprimé son étonnement face au débat sur l'utilisation des mots, rappelant que son parti parle ouvertement d'indépendance et propose un pays inclusif pour les Québécois.
Lors du 10e jour de la campagne électorale, les partis ont dévoilé des engagements concrets. Le PQ a promis la fin de la culture du tablettage dans l'État québécois et des mesures pour garantir l'exemplarité et la responsabilité des hauts dirigeants. La CAQ a annoncé la création de 10 000 places abordables en garderie d'ici 2030, dont 5 000 neuves et 5 000 issues de conversions de places non subventionnées. Québec solidaire propose la création de nouveaux centres locaux de services communautaires (CLSC) pour renforcer l'accès aux soins. Le Parti conservateur mise sur une plateforme numérique utilisant l'intelligence artificielle pour moderniser les services publics. Le PLQ n'a pas annoncé de mesure ce jour-là.
Cet échange verbal s'inscrit dans le cadre des élections générales québécoises de 2026, prévues pour le 5 octobre. La question référendaire, liée à l'indépendance du Québec, est un enjeu central de la campagne. Le PQ, parti souverainiste, propose une consultation populaire pour déterminer l'avenir politique du Québec, tandis que la CAQ, dirigée par Fréchette, s'oppose à cette idée. Les autres partis, comme le PLQ et le Parti conservateur, rejettent également l'idée d'un référendum, chacun pour des raisons différentes. Les électeurs québécois, dont 325 000 nouveaux adultes inscrits, devront choisir entre ces options lors du scrutin.

