Le retour au bureau des fonctionnaires se passe «plutôt bien», selon le Conseil du Trésor
Le président du Conseil n’a toutefois pas commenter les coûts qui risquent être associés au processus..
Depuis le 6 juillet 2026, les fonctionnaires fédéraux canadiens doivent travailler quatre jours par semaine en présentiel, selon une politique mise en place par le gouvernement. Cette mesure vise à moderniser le fonctionnement de la fonction publique après plusieurs années de travail à distance, notamment pendant la pandémie de COVID-19. Le président du Conseil du Trésor, Shafqat Ali, qualifie ce retour de « plutôt bien » malgré des défis logistiques, comme le manque d’espaces de bureaux pour certains employés. Il souligne l’engagement des fonctionnaires fédéraux, tout en évitant de commenter les coûts associés à cette transition. Cette politique s’inscrit dans un contexte plus large de réorganisation des espaces de travail au sein du gouvernement fédéral.
Malgré les efforts du gouvernement, environ 10 % des fonctionnaires syndiqués ne parviennent pas à respecter l’obligation de travailler quatre jours par semaine en présentiel. La principale raison invoquée est le manque d’espaces de bureau disponibles. Cette situation s’explique en partie par la réduction du parc immobilier du gouvernement fédéral, qui avait prévu de diminuer de 50 % son portefeuille de locaux à bureaux sur 10 ans, comme indiqué dans le budget de 2024. Cependant, cette cible n’est plus réalisable en raison des nouveaux besoins liés à la politique de retour au bureau. Le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) n’a pas encore élaboré d’études ou d’indicateurs spécifiques pour évaluer l’impact de cette transition.
Le gouvernement fédéral n’a pas encore confirmé le montant total des coûts liés au retour au bureau des fonctionnaires. Cependant, Services publics et approvisionnement Canada (SPAC), qui gère les espaces de travail fédéraux, a déclaré que 12 ministères et agences ont déjà dépensé plus de 18 millions de dollars pour cette transition. Le président du Conseil du Trésor, Shafqat Ali, a indiqué que l’objectif reste de dépenser moins et d’investir davantage, sans préciser si ces dépenses sont justifiées. Jenna Sudds, secrétaire parlementaire du ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, a confirmé que cette politique a nécessité des réévaluations majeures des plans immobiliers existants.
Cette politique de retour au bureau s’inscrit dans un contexte économique et politique plus large. Le gouvernement libéral de Justin Trudeau avait annoncé en 2024 son intention de réduire de 50 % son parc immobilier fédéral sur 10 ans, une mesure visant à diminuer les coûts et les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, la mise en œuvre de cette politique a été perturbée par la nécessité de réorganiser les espaces de travail pour permettre le retour en présentiel des fonctionnaires. Par ailleurs, la fonction publique fédérale compte désormais 23 000 employés de moins qu’il y a deux ans, ce qui pourrait influencer la gestion des ressources humaines et des espaces disponibles.
Le gouvernement se montre optimiste quant à la réussite de cette transition, malgré les défis logistiques et financiers. Shafqat Ali, président du Conseil du Trésor, a salué le dévouement des fonctionnaires fédéraux, tout en reconnaissant les difficultés liées au manque d’espaces de bureau. Cependant, la déclaration officielle du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) indique qu’aucun indicateur ou étude spécifique n’a été mis en place pour évaluer cette politique. Cette absence de données précises soulève des questions sur la transparence et la justification des dépenses engagées. La députée néo-démocrate Heather McPherson a demandé des éclaircissements sur ce sujet, mais aucune réponse détaillée n’a encore été fournie.

