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Généraliste

Des Lavallois en quête de réponses après la chute d’une roche d’une tonne sur une terrasse

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 20 j

Des résidents de Laval cherchent toujours des réponses un an après un éboulement qui a forcé leur évacuation..

Éboulement spectaculaire

Le 13 juillet 2025, une roche d’environ une tonne s’est détachée d’une falaise de 17 mètres de haut à Laval, au Québec, et s’est encastrée dans la terrasse d’un résident du quartier Saint-Vincent-de-Paul. Jean Préfontaine, l’un des témoins, explique que la roche aurait pu causer des dégâts bien plus graves si la terrasse n’avait pas été molle et si des fauteuils n’avaient pas amorti le choc. L’incident a forcé l’évacuation de neuf ménages pendant plusieurs semaines. Une clôture temporaire a été installée par la Ville de Laval pour sécuriser les résidences, avec un coût de plus de 600 000 $. Les résidents attendent toujours des réponses sur les mesures définitives à mettre en place pour éviter de nouveaux risques.

Risques persistants

Un rapport d’ingénierie de la firme Stantec, daté de mars 2026, indique que le risque de chutes de pierres reste élevé dans le secteur. Plusieurs facteurs expliquent cette situation : la nature fragmentée du massif rocheux, un drainage insuffisant des eaux de surface et des activités humaines en haut de la falaise. Les experts en glissements de terrain ont été sollicités pour évaluer la situation et proposer des solutions. Les résidents, comme Gilbert Bérubé, doivent éviter de passer trop de temps dans certaines pièces de leur maison, notamment près des portes-patios, en raison de ces risques persistants.

Proposition de clôture

Au printemps 2026, des représentants de la Ville de Laval, du ministère de la Sécurité intérieure et du ministère des Transports et de la Mobilité durable ont présenté une solution à long terme aux résidents : l’installation d’une clôture dynamique permanente. Cette clôture serait construite sur une parcelle de terrain appartenant à la Ville, située à l’extrémité des cours des résidents. Une fois installée, elle deviendrait leur propriété, et ils devraient en assurer l’entretien. La construction serait subventionnée par un programme d’aide du ministère de la Sécurité intérieure, mais les coûts d’entretien resteraient à leur charge.

Débat sur les responsabilités

Les résidents sont divisés sur la solution proposée. Certains, comme Jean Préfontaine, ont accepté la proposition de la Ville, tandis que d’autres, dont Gilbert Bérubé, la rejettent. Ils estiment que la responsabilité de l’entretien de la clôture ne devrait pas leur incomber. Bérubé souligne que les propriétaires en haut de la falaise, dont les terrains sont en pente abrupte (jusqu’à 30 pieds dans la falaise), devraient assumer l’entretien de leur portion de terrain pour éviter de nouveaux éboulements. La Ville répond que ces propriétaires sont responsables depuis toujours, mais que les subventions visent uniquement à protéger les habitations situées en bas du talus.

Ce que ça pourrait changer

Gilbert Bérubé critique la solution proposée par la Ville, la comparant à une mesure insuffisante comme le port de *bottines à cap d’acier* en milieu de travail dangereux. Il attend une solution plus radicale pour régler le problème à la source. Les résidents se demandent pourquoi la Ville n’a pas exigé des propriétaires en haut de la falaise qu’ils entretienne mieux leur terrain, notamment en renforçant les murs de soutien ou en améliorant le drainage. Un porte-parole de la Ville confirme que ces propriétaires sont responsables, mais que les mesures de protection financées visent avant tout à sécuriser les habitations en bas du talus.

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