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TotalEnergies veut produire toujours plus de pétrole, ses actionnaires se frottent les mains

Presse-Citron · mis à jour 30 sept.

Porté par des profits records, le géant français s’engage à produire toujours plus de pétrole et de gaz, au moins jusqu’à 2035..

Profits records

TotalEnergies, géant français de l'énergie, affiche des profits exceptionnels en 2026, principalement grâce à la hausse du prix du baril de pétrole, qui dépasse les 100 dollars. Cette situation lui permet de dégager d'importantes liquidités. Le groupe mise sur cette manne financière pour accélérer ses rachats d'actions, une opération qui consiste à racheter ses propres actions en bourse. Entre octobre et décembre 2026, TotalEnergies consacrera 2,5 milliards de dollars à ces rachats, contre 1,5 milliard lors des trimestres précédents. Elle prévoit également d'y allouer entre 2 et 2,5 milliards de dollars début 2027. Ces rachats d'actions ont pour effet d'augmenter la valeur des actions restantes, ce qui profite directement aux actionnaires. Parallèlement, le groupe s'engage à augmenter son dividende de plus de 5 % par an jusqu'en 2030. Le dividende représente la part des bénéfices distribuée aux actionnaires.

Stratégie fossile

Malgré l'urgence climatique, TotalEnergies maintient une stratégie centrée sur les hydrocarbures, c'est-à-dire le pétrole et le gaz. Le groupe prévoit d'augmenter sa production de ces énergies fossiles de plus de 3 % par an jusqu'en 2030, puis de 2 à 3 % par an jusqu'en 2035. Pour y parvenir, TotalEnergies développe de nouveaux projets d'extraction dans plusieurs pays, comme la Namibie, le Mozambique, le Nigeria ou le Suriname. Le PDG Patrick Pouyanné a clairement indiqué que l'objectif était de maximiser l'exploitation des gisements tant qu'ils restent rentables. Cette approche contraste avec les objectifs internationaux de réduction des émissions de CO2, car le pétrole et le gaz, lorsqu'ils sont brûlés, représentent plus de la moitié des émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) souligne ce rôle majeur des hydrocarbures dans le réchauffement climatique.

Transition énergétique

TotalEnergies affirme préparer l'avenir en développant sa branche électricité et énergies renouvelables. L'objectif est que cette activité représente un quart de son chiffre d'affaires d'ici 2035. Pour financer cette transition, le groupe compte sur les profits générés par ses activités pétrolières et gazières. Ainsi, TotalEnergies mise sur une croissance annuelle de 20 % pour sa branche renouvelable. Cette stratégie illustre une approche progressive de la transition énergétique, où les énergies fossiles continuent de financer le développement des énergies propres. Le groupe ne renonce donc pas à ses activités traditionnelles, mais les utilise comme levier pour investir dans des solutions plus durables. Cette méthode permet de concilier rentabilité à court terme et préparation à long terme.

Ce que ça pourrait changer

L'article souligne le paradoxe entre la stratégie de TotalEnergies et les enjeux climatiques actuels. En 2026, les effets de la crise climatique sont déjà visibles, comme en témoignent les canicules et les événements météorologiques extrêmes. Pourtant, le groupe choisit d'augmenter sa production d'énergies fossiles, qui sont les principales responsables du réchauffement climatique. Les hydrocarbures, en plus de leur extraction, émettent du CO2 lors de leur combustion, contribuant ainsi à l'effet de serre. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que plus de la moitié des émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie proviennent du pétrole et du gaz. Cette situation pose la question de la responsabilité des entreprises face à l'urgence climatique et de leur alignement avec les accords internationaux comme l'Accord de Paris.

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