Réinventer la Ve République
Colloque organisé par le CERDACFF et l’ERMES, Faculté de droit, Université de Côte d’AzurLire la suite....
Un colloque intitulé Réinventer la Ve République est organisé le 25 septembre 2026, dans le cadre des manifestations scientifiques de l’Université numérique juridique francophone. Cet événement s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution des institutions françaises, notamment la Ve République, régime politique en vigueur depuis 1958. La Ve République est le système constitutionnel actuel de la France, marqué par un exécutif fort (présidence et gouvernement) et un Parlement divisé en deux chambres (Assemblée nationale et Sénat). Ce colloque vise à discuter des pistes pour moderniser ou adapter ce régime aux enjeux contemporains, comme la crise de confiance dans les institutions, les défis démocratiques ou les transformations sociétales. L’objectif est de rassembler des experts, chercheurs et acteurs institutionnels pour échanger sur des réformes possibles, sans pour autant remettre en cause les fondements du système.
Ce colloque s’inscrit dans le cadre des activités de recherche et de diffusion du savoir juridique portées par l’Université numérique juridique francophone (UNJF), une plateforme publique dédiée à l’enseignement et à la recherche en droit. L’UNJF propose des ressources en ligne, des cours accessibles gratuitement et organise des événements scientifiques pour favoriser le débat intellectuel. Le colloque du 25 septembre 2026 s’ajoute à d’autres manifestations prévues en 2026, comme un séminaire sur les obligations réelles environnementales (22 septembre) ou une conférence sur la fraude aux moyens de paiement (26 août). Ces rencontres illustrent une volonté de traiter des sujets de société à travers le prisme juridique, en mobilisant des experts universitaires et professionnels.
Les organisateurs du colloque cherchent à explorer plusieurs pistes pour réinventer la Ve République, sans nécessairement proposer une refonte totale du système. Parmi les thèmes potentiellement abordés figurent l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, la représentation démocratique (notamment via les modes de scrutin), ou encore l’adaptation des institutions aux nouvelles formes de participation citoyenne (référendums, conventions citoyennes, etc.). L’idée est de questionner l’efficacité et la légitimité des mécanismes actuels, comme l’article 49.3 de la Constitution (outil permettant au gouvernement d’adopter une loi sans vote de l’Assemblée nationale), souvent critiqué pour son caractère autoritaire. Le colloque pourrait aussi aborder la question de la décentralisation ou de l’intégration des collectivités territoriales dans le processus décisionnel.
Ce type d’événement s’adresse principalement aux universitaires, étudiants en droit, juristes et professionnels du secteur public ou politique. Pour les étudiants, il représente une opportunité de se familiariser avec les débats constitutionnels actuels, essentiels pour comprendre l’évolution du droit et des institutions. Pour les chercheurs, c’est un espace d’échange pour présenter des travaux ou des propositions de réforme. Enfin, pour les acteurs institutionnels, ce colloque peut servir de laboratoire d’idées pour des réformes futures, même si les décisions politiques relèvent in fine des pouvoirs publics. L’enjeu est de concilier stabilité institutionnelle et adaptation aux défis modernes, comme la transition écologique ou la transformation numérique de la société.

