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☕️ Google accusé d’avoir entraîné Gemini avec des millions de livres sans autorisation

Next.ink · mis à jour il y a 22 j

Google est accusé d’avoir commis « l’une des violations de droits d’auteur les plus massives de l’histoire ». La plainte déposée notamment par Hachette contre le géant du web l’accuse d’avoir puisé sans autorisation dans des millions de livres et d’articles pour entraîner Gemini, avant de dissimuler l’origine de ces contenus.

Plainte contre Google

Le 10 juillet, plusieurs éditeurs et auteurs américains, dont Hachette, Cengage, Elsevier et Scott Turow, ont déposé une plainte contre Google. Ils accusent le géant du web d’avoir utilisé des millions de livres et d’articles protégés par le droit d’auteur pour entraîner son intelligence artificielle Gemini, sans autorisation. Selon eux, cette pratique constitue « l’une des violations de droits d’auteur les plus massives de l’histoire ». La plainte a été déposée à New York et révélée par The Wrap.

Sources des données

Google aurait puisé dans des ouvrages et articles obtenus via ses services comme Google Books, Google Play Books et Google Scholar. Les plaignants estiment que les autorisations d’exploitation de Google se limitaient à la recherche, l’affichage d’extraits ou la vente, et non à l’entraînement d’une IA. Le groupe aurait également utilisé des textes récupérés sur des sites pirates, et supprimé les informations de gestion des droits d’auteur pour masquer les sources. Ces copies auraient été réalisées lors de la préparation des données pour l’entraînement de Gemini.

Accusations précises

Les plaignants reprochent à Google d’avoir reproduit des millions d’œuvres protégées sans autorisation, sans verser de compensation aux auteurs ou éditeurs. Ils soulignent que Gemini peut générer des résumés détaillés, des passages proches des originaux, ou des textes imitant le style de certains auteurs, ce qui concurrence directement les œuvres originales. La plainte demande que la procédure soit reconnue comme un recours collectif, avec la reconnaissance de l’infraction au droit d’auteur et au DMCA (Digital Millennium Copyright Act, une loi américaine protégeant les droits d’auteur).

Demandes des plaignants

Les éditeurs et auteurs demandent au tribunal de reconnaître que Google a enfreint le droit d’auteur et le DMCA, et d’imposer plusieurs mesures : l’arrêt des pratiques illégales, le versement de dommages et intérêts, et l’obligation pour Google de détailler les contenus utilisés pour entraîner Gemini. Ils espèrent ainsi obtenir une indemnisation pour l’utilisation non autorisée de leurs œuvres et faire cesser ces pratiques.

Ce que ça pourrait changer

Google n’est pas la seule entreprise visée par de telles accusations. Apple a récemment été poursuivi par des chaînes YouTube, tandis qu’*Anthropic* a dû verser 1,5 milliard de dollars en 2025 pour régler une plainte initiée par des auteurs. En France, *Mistral AI* a également fait l’objet d’une enquête pour l’entraînement de ses modèles sur des textes littéraires. Ces affaires illustrent les tensions croissantes autour de l’utilisation des données protégées pour entraîner les intelligences artificielles.

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