« Plus vite qu'aux États-Unis et avec moins de résistance » : comment le RN pourrait détruire la science
Contrôle serré du budget, sélection discrétionnaire du personnel ou des étudiants… Tous les leviers existent déjà en France pour permettre à un gouvernement autoritaire de manipuler la science, alerte une note de Terra Nova. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump mène des attaques et destructions sans précédent contre la science aux États-Unis.
L’article alerte sur les risques que ferait peser le Rassemblement National (RN) sur la recherche scientifique en France. Selon l’auteur, le parti pourrait accélérer des réformes néfastes, en s’inspirant de mesures similaires aux États-Unis, mais avec une opposition moins organisée. La science française, souvent citée comme un pilier de l’innovation, serait ainsi fragilisée par des politiques jugées hostiles. Le RN, parti d’extrême droite, est présenté comme un acteur politique majeur en France, avec une influence croissante dans les institutions. L’article souligne que les réformes envisagées pourraient réduire les financements publics, limiter l’autonomie des chercheurs ou favoriser des orientations idéologiques au détriment de la rigueur scientifique.
Le RN s’inspirerait de politiques menées aux États-Unis, où l’administration Trump a réduit les budgets de la recherche et mis en doute des consensus scientifiques, comme le réchauffement climatique. Aux États-Unis, ces réformes ont été critiquées pour leur impact sur la crédibilité des institutions scientifiques et leur indépendance. En France, le RN pourrait adopter une approche similaire, en ciblant notamment les domaines perçus comme
Contrairement aux États-Unis, où les scientifiques et la société civile se mobilisent massivement contre les attaques contre la science, la France présenterait une résistance moins organisée. Les chercheurs français, moins habitués à des conflits politiques ouverts, seraient pris au dépourvu face à des réformes radicales. L’article mentionne que les syndicats de chercheurs et les associations de défense de la science, comme Sauvons la Recherche, existent mais manquent de moyens pour contrer efficacement ces politiques. Cette faiblesse de la mobilisation expliquerait pourquoi le RN pourrait agir plus rapidement et avec moins de freins en France.
Le RN ciblerait en priorité les domaines scientifiques liés à l’écologie, au climat ou aux questions sociales, jugés
Les conséquences d’une telle politique pourraient être graves pour la science française. L’article évoque un risque de déclin de la recherche publique, avec une baisse des financements et une fuite des cerveaux vers l’étranger. Les chercheurs pourraient être incités à orienter leurs travaux vers des sujets moins controversés, au détriment de l’innovation. À long terme, cela affaiblirait la position de la France dans les classements internationaux, comme celui de l’Université de Leiden, qui évalue la qualité de la recherche. Le RN, en promouvant une vision idéologique de la science, risquerait de transformer un secteur clé de l’économie et de la société en un outil de propagande.
La communauté scientifique française réagit avec inquiétude face aux projets du RN. Des pétitions, comme celle lancée en 2022 par *Sauvons la Recherche*, ont recueilli des milliers de signatures, mais leur impact reste limité. Les chercheurs soulignent que la science française, déjà sous-financée par rapport à d’autres pays européens, ne peut se permettre des coupes budgétaires supplémentaires. L’article cite des exemples de pays où la science a été instrumentalisée à des fins politiques, comme la Hongrie sous Viktor Orbán, où les universités indépendantes ont été fermées ou contraintes de fermer. Ces exemples servent d’avertissement pour la France.

