Le propriétaire de Tupperware rachète les verres Duralex avec Xavier Niel : 60 emplois vont sauter
Cédric Meston a déjà sauvé 4 entreprises en deux ans, et notamment la branche française de Tupperware. Duralex, qui se trouvait dans un cinquième redressement judiciaire, est sauvé.
Le tribunal de commerce d’Orléans a annoncé le 14 octobre 2026 que l’entreprise française Duralex, spécialisée dans la fabrication de verres en verre trempé, sera reprise par la holding Tomé, dirigée par Cédric Meston. Ce dernier est déjà connu pour avoir sauvé plusieurs entreprises en difficulté, dont la branche française de Tupperware. L’offre de Meston a été préférée à celle d’un groupe de fonderies stéphanois nommé Carlesimo. Xavier Niel, milliardaire et fondateur de Free, fait partie des investisseurs de la holding Tomé. Ce rachat intervient alors que Duralex se trouvait dans un cinquième redressement judiciaire, une procédure légale qui permet à une entreprise en difficulté de se réorganiser pour éviter une liquidation.
Sur les 220 emplois que comptait Duralex, 155 seront sauvegardés grâce à la transformation de l’entreprise en SCOP (Société Coopérative et Participative). Dans ce modèle, les salariés deviennent actionnaires et participent aux décisions. Cependant, 60 emplois seront supprimés, une décision que Cédric Meston a qualifiée de douloureuse mais nécessaire pour assurer la pérennité de l’entreprise et éviter un effet domino sur ses partenaires industriels. L’État français contribuera financièrement à ce projet en injectant 4 millions d’euros via le Fonds pour le développement économique et social (FDES), un dispositif destiné à soutenir les entreprises en restructuration.
Duralex faisait face à une situation financière critique, avec une masse salariale représentant 50 % de son chiffre d’affaires. Cette proportion élevée rendait difficile le financement des coûts de production et des investissements nécessaires à la modernisation de l’entreprise. Les méthodes de production actuelles, notamment l’utilisation d’un four de fusion à gaz, sont coûteuses et peu adaptées aux nouvelles attentes environnementales. Cédric Meston a souligné que sans restructuration, l’entreprise aurait été condamnée à un déficit chronique. Le passage à un four électrique, prévu entre 2028 et 2029, vise à réduire l’empreinte carbone de Duralex et à en faire un acteur plus écologique.
Cédric Meston a annoncé une refonte complète de la stratégie de Duralex pour répondre aux attentes des consommateurs. L’entreprise, qui produit actuellement les mêmes verres depuis 40 ans, prévoit de lancer rapidement de nouveaux produits innovants. Cette relance passera par une modernisation des méthodes de production et une diversification de la gamme. L’objectif est de repositionner Duralex comme une marque française emblématique, tout en intégrant des critères de durabilité et d’écologie. Le repreneur a également annoncé que les salariés recevront chaque mois un bilan comptable détaillé, afin de renforcer la transparence et la confiance au sein de l’entreprise.
Xavier Niel, patron de Free et actionnaire de la holding Tomé, a joué un rôle clé dans le financement du rachat de Duralex. Sans son implication, le projet n’aurait pas pu aboutir, selon Cédric Meston. L’État français, via le FDES, apporte également un soutien financier de 4 millions d’euros pour accompagner la restructuration. Ce partenariat public-privé illustre l’importance accordée à la préservation des emplois et à la relance industrielle en France. Les investisseurs privés, comme Niel, apportent quant à eux l’expertise et les fonds nécessaires pour transformer Duralex en une entreprise compétitive et innovante.

