La France s’attaque aux “barbares” qui “font leurs besoins” autour du mont Blanc
Le 21 septembre, le maire de Saint-Gervais et président de la communauté de communes Pays du Mont-Blanc, Jean-Marc Peillex, a annoncé des mesures pour réguler l’accès à la randonnée du Tour du Mont-Blanc. L’objectif : éviter que des touristes peu respectueux de la montagne ne souillent le territoire..
Le Tour du Mont-Blanc (TMB), une randonnée de 170 kilomètres traversant la France, l'Italie et la Suisse, attire de plus en plus de touristes. En 2026, plus de 90 000 personnes ont emprunté ce parcours, contre 36 000 en 2019, ce qui en fait la randonnée de longue distance la plus populaire des Alpes. Cependant, cette affluence s'accompagne de comportements jugés inappropriés par les autorités locales. Selon Jean-Marc Peillex, maire divers droite de Saint-Gervais et président de la communauté de communes Pays du Mont-Blanc, certains randonneurs nourrissent les bouquetins (petits mammifères sauvages des Alpes), campent près des refuges pour se protéger du mauvais temps, ou font porter leurs bagages par taxi entre les étapes. Le problème le plus médiatisé reste les déjections en plein air, souvent réalisées dans des champs ou des zones naturelles.
Pour limiter ces comportements, les autorités locales ont annoncé une série de mesures strictes à partir de septembre 2026. Désormais, l'accès au sentier du TMB sera réservé aux randonneurs ayant réservé un hébergement (hôtel, refuge, site de bivouac ou autre). Les sacs à dos de voyage classiques seront interdits, seuls les sacs de randonnée étant tolérés. De plus, l'utilisation de taxis pour transporter les bagages ne sera autorisée qu'à des horaires précis. Ces règles visent à encadrer les flux de touristes et à réduire les nuisances environnementales. Une brigade verte sera déployée pour faire respecter ces nouvelles dispositions et infliger des amendes pouvant atteindre au moins 35 €, voire plus selon la gravité des infractions.
La presse internationale a réagi avec une tonalité variée face à ces mesures. Le New York Post, un tabloïd américain, a utilisé un ton provocateur en qualifiant les touristes de barbares et en titrant que la France transformait le mont Blanc en mont Marron. Le journal britannique The Times a détaillé les nouvelles règles, tandis que The Telegraph a souligné l'augmentation spectaculaire du nombre de randonneurs depuis 2019. Certains médias ont salué l'initiative, comme le New York Post qui s'est exclamé Il est temps de mettre au pas tous ces guignols, mais d'autres ont rappelé que le mont Blanc n'est pas le seul site naturel européen confronté à des problèmes similaires.
Le mont Blanc, plus haut sommet d'Europe occidentale avec 4 808 mètres d'altitude, est un symbole naturel et touristique majeur pour la France, l'Italie et la Suisse. Le Tour du Mont-Blanc (TMB) est un parcours emblématique qui traverse des paysages alpins protégés, comme la réserve naturelle des Aiguilles rouges. La démocratisation de cette randonnée, amplifiée par les réseaux sociaux et les images idylliques partagées en ligne, a entraîné une hausse des fréquentations. Cependant, cette popularité pose des défis environnementaux et logistiques, notamment en termes de gestion des déchets, de respect des espaces naturels et de préservation des infrastructures locales.

