Malgré la campagne chinoise contre le Rafale, l’Égypte pourrait commander 24 nouveaux appareils à la France
Le Caire a transmis à Dassault Aviation une demande concernant 24 Rafale supplémentaires. Rien n'est signé, mais l'Egypte alignerait alors 78 appareils français, un record pour un client étranger..
L’Égypte envisage d’acheter 24 avions de combat Rafale à la France, malgré une campagne de dénigrement menée par la Chine. Le Rafale est un avion de combat multirôle français, conçu pour effectuer des missions aériennes variées comme l’attaque au sol, la défense aérienne ou la reconnaissance. Il est considéré comme l’un des avions les plus performants au monde, notamment pour sa polyvalence et sa capacité à opérer depuis des porte-avions. La France, qui produit cet appareil, cherche à renforcer ses liens militaires avec des pays comme l’Égypte, un partenaire stratégique en Afrique et au Moyen-Orient. La décision égyptienne intervient dans un contexte où Pékin tente de promouvoir ses propres avions de combat, comme le J-20, pour concurrencer les produits occidentaux sur le marché international de l’armement.
La Chine mène depuis plusieurs mois une campagne active pour discréditer le Rafale auprès des pays clients potentiels, dont l’Égypte. Cette stratégie vise à promouvoir les avions de combat chinois, comme le J-20, un appareil de cinquième génération (la dernière génération d’avions de combat, caractérisée par des technologies furtives et une grande autonomie). Pékin utilise divers canaux, notamment des médias et des réseaux diplomatiques, pour mettre en avant les prétendus avantages de ses produits, comme un coût inférieur ou une meilleure adaptation aux besoins locaux. Cependant, cette campagne n’a pas dissuadé l’Égypte, qui semble privilégier la qualité et la réputation du Rafale malgré les pressions exercées.
Cette possible commande de 24 Rafale par l’Égypte s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu, où la France et la Chine rivalisent pour influencer les pays du Moyen-Orient et d’Afrique. L’Égypte, dirigée par le président Abdel Fattah al-Sissi, cherche à moderniser son armée pour faire face aux défis régionaux, notamment la menace terroriste et les tensions avec certains voisins. La France, quant à elle, voit dans cette vente une opportunité de renforcer sa position sur le marché de l’armement et de consolider ses alliances en Méditerranée. Une commande de cette ampleur représenterait un contrat de plusieurs milliards d’euros pour Dassault Aviation, le constructeur du Rafale.
Le Rafale est équipé de technologies avancées, comme des radars à antenne active (permettant une détection plus précise et une meilleure résistance aux brouillages), des systèmes de guerre électronique et une capacité à emporter une large gamme d’armements. Il peut atteindre une vitesse maximale de Mach 1,8 (soit 2 200 km/h) et dispose d’une autonomie de vol d’environ 3 700 km sans ravitaillement. Ces caractéristiques en font un avion particulièrement adapté aux missions exigeantes, comme celles menées par l’Égypte dans la lutte contre le terrorisme ou la sécurisation de ses frontières. La France propose également des packages de maintenance et de formation pour garantir la disponibilité opérationnelle des appareils.
Une commande de 24 *Rafale* par l’Égypte aurait un impact économique significatif pour la France. Selon les estimations, chaque avion coûte environ 100 millions d’euros, ce qui porterait le montant total du contrat à 2,4 milliards d’euros. Ce type de vente contribue à soutenir l’industrie aéronautique française, un secteur clé de l’économie nationale qui emploie des dizaines de milliers de personnes. De plus, ces contrats renforcent la crédibilité de la France sur le marché international de l’armement, où elle rivalise avec des pays comme les États-Unis, la Russie ou la Chine. Enfin, ils permettent de financer en partie la recherche et développement pour les futurs modèles d’avions.

