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Géopolitique

En Tunisie, la canicule tue, mais les autorités refusent de compter les morts

Courrier International · mis à jour il y a 1 h

Alors que la Tunisie, comme ailleurs en Afrique du Nord, a connu des chaleurs extrêmes cet été, les autorités se taisent sur leurs conséquences, notamment en milieu carcéral. Le nombre inédit de décès liés directement à la canicule demeure inconnu, ce que dénoncent des organisations de la société civile..

Canicule meurtrière en Tunisie

En août 2026, la Tunisie a subi des vagues de chaleur extrême, avec des températures dépassant 49°C dans certaines régions. Ces conditions ont entraîné une hausse inédite du nombre de décès, notamment dans les hôpitaux publics et les prisons. Les autorités tunisiennes n'ont pas communiqué de chiffres officiels sur le nombre de morts liés à cette canicule, malgré les demandes répétées des organisations de la société civile. Cette situation contraste avec la gravité des témoignages recueillis sur le terrain, où les professionnels de santé décrivent une situation qualifiée de catastrophique par certains médias indépendants comme Business News.

Silence des autorités sanitaires

Le ministère tunisien de la Santé a reconnu avoir pris en charge 633 personnes depuis juillet 2026 en raison de la canicule, mais refuse de publier tout chiffre officiel concernant les décès. Cette opacité est dénoncée par l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), qui a appelé le gouvernement à décréter un état d’urgence sanitaire le 29 août 2026. L’OTJM souligne que cette absence de transparence rappelle un secret d’État, selon le site indépendant Kapitalis. Les autorités préfèrent ne pas communiquer, alors que les services d’urgence sont engorgés et que la situation sanitaire se dégrade.

Dénonciations de la société civile

Plusieurs organisations de la société civile, dont l’OTJM, critiquent vivement le manque de réaction des autorités. Elles estiment que cette canicule, aggravée par les conditions de vie dans les prisons et les hôpitaux publics, expose les populations les plus vulnérables à un risque accru de mortalité. L’OTJM a souligné dans un communiqué que la hausse des décès était inédite, sans pour autant que ces données soient confirmées ou infirmées par les institutions. Cette situation interroge sur la gestion des crises sanitaires en Tunisie et sur la volonté des autorités de rendre publics les bilans humains des catastrophes naturelles.

Ce que ça pourrait changer

L’article est publié dans un contexte où les médias indépendants tunisiens, comme *Kapitalis* et *Business News*, jouent un rôle clé dans la diffusion d’informations critiques face à la communication officielle. Ces médias rapportent des témoignages de professionnels de santé décrivant une situation *catastrophique*, en opposition avec les données minimales fournies par le ministère de la Santé. Cette divergence entre les sources officielles et les acteurs de terrain soulève des questions sur la fiabilité des informations diffusées et sur les priorités des institutions tunisiennes en matière de santé publique.

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