PSPP voit des «accointances avec QS» chez ceux qui le critiquent sur l’immigration
Des artistes et des médecins lui reprochent un discours hostile..
L'article traite de la campagne électorale québécoise de 2026, où le Parti québécois (PQ), dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, est critiqué pour son discours sur l'immigration. Les élections sont prévues pour le 5 octobre 2026. Le PQ est en compétition avec la Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti conservateur du Québec (PCQ) et Québec solidaire (QS). Dans la circonscription de Brome-Missisquoi, en Estrie, le PQ pourrait remporter une victoire historique, bien que les trois principaux partis (PQ, CAQ, PLQ) soient au coude-à-coude selon les sondages agrégés par Qc125. Le PLQ est représenté par Frédéric Beauchemin, ancien député de Marguerite-Bourgeoys, tandis que la CAQ est candidate avec Manuela Goya, ancienne vice-présidente de Tourisme Montréal.
Des artistes et des médecins reprochent au PQ un discours perçu comme hostile envers les immigrants. Parmi les signataires d'une lettre ouverte, on trouve l'humoriste Christian Vanasse et d'autres artistes comme Christian Bégin, Luc De Larochellière et Anne-Marie Cadieux. Ils estiment que ce discours pourrait menacer la cohésion sociale du Québec et citent des exemples comme la hausse de la criminalité, la crise du logement ou la surcharge du système de santé, qu'ils associent à tort ou à raison à l'immigration. Une autre lettre, signée par 550 médecins, dénonce sans nommer directement le PQ les discours hostiles envers les immigrants, soulignant que ces derniers sont souvent utilisés comme boucs émissaires pour des problèmes sociaux.
Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ, a réagi aux critiques en affirmant que les opposants au parti avaient des accointances (liens ou affinités) avec Québec solidaire (QS), un autre parti politique québécois. Il a suggéré que certains artistes et médecins qui le critiquent soutiennent en réalité QS, un parti connu pour ses positions progressistes, notamment sur les questions d'immigration et d'inclusion. Il a cité l'exemple de 500 médecins votant pour QS contre 500 votant pour le PQ, bien qu'il n'ait pas fourni de preuves pour étayer cette affirmation. Il a également qualifié ces critiques de symptomatiques de la fin de campagne, suggérant qu'elles visaient à discréditer une campagne qu'il présente comme axée sur les idées et les propositions.
Paul St-Pierre Plamondon était en Estrie, plus précisément dans la circonscription de Brome-Missisquoi, où il a voté aux côtés de l'ancien ministre et député péquiste Claude Charron, élu en 1970. Ce dernier a exprimé son soutien au chef actuel, soulignant que son arrivée à la tête du PQ avait redonné de l'espoir aux Québécois. La circonscription, traditionnellement remportée par la CAQ lors des deux derniers scrutins, est cette fois-ci très disputée. Isabelle Charest, ancienne ministre et patineuse olympique, ne se représente pas, laissant la place à Manuela Goya pour la CAQ. Le PQ y affronte également le maire de Farnham, Patrick Melchior, candidat pour le parti, et le PLQ avec Frédéric Beauchemin.

