Certaines questions du référendum albertain basculent vers le «non»
La question clé portait sur la séparation. Environ 75% des voix sont en faveur du maintien de l’Alberta dans le Canada..
Un référendum est une consultation populaire où les citoyens votent directement pour ou contre une question précise. En Alberta, province canadienne, les électeurs ont été appelés à voter sur dix questions différentes lors d’un référendum organisé en octobre 2026. Parmi ces questions, la plus médiatisée concernait la possibilité pour l’Alberta de quitter le Canada. Environ 75 % des voix ont finalement rejeté cette option, confirmant ainsi le maintien de la province au sein du pays. Les neuf autres questions portaient sur des réformes constitutionnelles ou des changements politiques, comme le choix des juges provinciaux ou l’abolition du Sénat canadien.
Au début du dépouillement, les résultats semblaient favorables à plusieurs propositions avancées par le gouvernement albertain. Les électeurs semblaient soutenir l’idée de choisir leurs propres juges, d’abolir le Sénat (une chambre du Parlement canadien) et de modifier la Constitution pour renforcer les droits des provinces. Cependant, ces tendances ont évolué au fil du dépouillement, et le « non » a finalement pris l’avantage sur plusieurs de ces questions. Les résultats définitifs n’étaient pas encore connus au moment de la publication de l’article.
L’une des questions du référendum portait sur l’immigration, un sujet sensible en Alberta. Le gouvernement provincial souhaitait obtenir un mandat clair pour négocier avec le gouvernement fédéral (Ottawa) une plus grande autonomie en matière d’immigration. Les premiers résultats indiquaient un soutien au « oui », mais avec une marge très serrée. La première ministre albertaine, Danielle Smith, a reconnu que les grandes villes comme Calgary et Edmonton avaient majoritairement voté « non ». Elle a précisé que son gouvernement agirait avec prudence, tout en maintenant des discussions avec le premier ministre fédéral Mark Carney pour une collaboration accrue.
Danielle Smith, première ministre de l’Alberta, a salué le rejet massif de la séparation avec le Canada, qualifiant ce résultat de « marque de confiance ». Elle a également souligné que les Albertains accordaient moins d’importance aux questions constitutionnelles, préférant des changements concrets et rapides. Smith a indiqué que son gouvernement se concentrerait sur des domaines où des avancées tangibles étaient possibles, plutôt que sur des réformes longues et complexes. Elle a ajouté que les discussions avec Ottawa sur l’immigration se poursuivraient, malgré les réticences observées dans les zones urbaines.
Ce référendum s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre l’Alberta et le gouvernement fédéral canadien. La province, riche en ressources naturelles comme le pétrole, se sent souvent marginalisée dans les décisions nationales. Le gouvernement albertain, dirigé par Danielle Smith, milite pour une plus grande autonomie provinciale, notamment en matière de gestion des ressources et d’immigration. Les résultats de ce référendum pourraient influencer les futures négociations entre Ottawa et Edmonton, même si les questions constitutionnelles semblent moins prioritaires pour les électeurs que les enjeux économiques ou sociaux.

