Une violente tempête cause des pannes et des inondations dans le nord-est des É.-U.
Samedi, environ 100 000 foyers de la région étaient privés d’électricité..
Une tempête d’une intensité inhabituelle a balayé le nord-est des États-Unis à partir du 26 septembre 2026. Contrairement aux tempêtes classiques qui se déplacent rapidement, celle-ci a progressé très lentement le long de la côte, ce qui a prolongé ses effets destructeurs. Les vents violents associés à ce phénomène ont privé d’électricité environ 100 000 foyers dès le premier jour, principalement dans les régions du Mid-Atlantic (zone centrale de la côte Est) et de la Nouvelle-Angleterre (extrême nord-est du pays). Les prévisionnistes, comme Bob Oravec du Service météorologique national (agence américaine chargée de surveiller les conditions atmosphériques), ont alerté sur la persistance de ces conditions dangereuses pendant plusieurs jours. Les termes techniques comme marées hautes désignent ici des niveaux d’eau anormalement élevés dus à la combinaison des vents et des vagues, tandis que risque de fortes pluies indique une probabilité élevée de précipitations intenses.
Les conséquences de la tempête se sont manifestées par des inondations dans plusieurs zones côtières, notamment à Surf City (New Jersey), où des rues et des habitations ont été submergées. Kenny Formica, propriétaire d’une marina, a témoigné de la montée des eaux dans son établissement, un phénomène rare en dehors des ouragans majeurs comme Sandy (2012), qui avait causé plus de 4 millions de dollars de dégâts à son entreprise. Les préparatifs avant la tempête, comme l’arrimage des bateaux et le stationnement des équipements en hauteur, n’ont pas suffi à éviter des pertes : des clients ont signalé la disparition de bateaux emportés par les vents dès 4 heures du matin. À Edgewater (New Jersey), près du fleuve Hudson, une vidéo a montré une voiture presque entièrement submergée, illustrant l’ampleur des inondations.
La tempête a entraîné d’importantes perturbations dans la vie quotidienne et économique. À l’aéroport international Logan de Boston, des centaines de vols ont été annulés, tout comme la majorité des liaisons vers les îles touristiques de Martha’s Vineyard et Nantucket (Massachusetts). Les équipes de baseball des Red Sox de Boston et des Cubs de Chicago ont dû adapter leur calendrier : un double match a été organisé en urgence vendredi à Boston pour éviter la tempête, et le dernier match de la saison a été déplacé en Floride. Le chanteur Ed Sheeran a également annulé ses concerts prévus au Gillette Stadium (Massachusetts) les 26 et 27 septembre. Ces annulations reflètent l’impact de la tempête sur les transports, le tourisme et les événements culturels.
Les autorités des États touchés ont appelé la population à la prudence face à cette tempête, exceptionnelle pour la saison. Le gouverneur du Delaware, Matt Meyer, a exhorté les habitants à suivre les prévisions météorologiques en temps réel. La gouverneure de New York, Kathy Hochul, a souligné que les inondations côtières constituaient la principale menace, mais a aussi évoqué des risques de vagues pouvant atteindre six mètres et de fortes pluies. Elle a précisé que les premières précipitations avaient déjà atteint un demi-pouce (environ 1,27 cm), mais que des cumuls bien plus importants étaient attendus. Ces alertes visent à limiter les risques pour les personnes et les biens, notamment dans les zones basses ou proches des côtes.
Les tempêtes automnales dans le nord-est des États-Unis, comme celle-ci, ne sont pas rares, mais leur arrivée précoce en septembre est inhabituelle. La *Nouvelle-Angleterre* et le *Mid-Atlantic* sont des régions densément peuplées et économiquement actives, où les infrastructures sont vulnérables aux intempéries. Les autorités locales et les services météorologiques insistent sur la nécessité de se préparer à des conditions météo extrêmes, même en dehors de la saison des ouragans (juin à novembre). Cette tempête rappelle l’importance des systèmes d’alerte et des plans d’urgence pour faire face aux aléas climatiques, dont la fréquence et l’intensité pourraient augmenter avec le changement climatique.

