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Géopolitique

L’affaire Manchester City déstabilise la Premier League et prend une tournure politique

Courrier International · mis à jour 6 oct.

Déclaré coupable fin septembre de 114 infractions aux règles financières du championnat anglais, le club détenu par un fonds émirati a décidé de faire appel. Ancien maire du Grand Manchester, le Premier ministre Andy Burnham s’en mêle, au grand dam de la presse, qui appelle à une sanction exemplaire..

Affaire City sanctionnée

Le 30 septembre 2026, Manchester City a été reconnu coupable de 114 infractions aux règles financières de la Premier League, le championnat de football anglais. Ces infractions concernent notamment la gestion des comptes du club entre 2009 et 2018. Le club, détenu depuis 2008 par un fonds d'investissement émirati nommé Abu Dhabi United Group (ADUG), est accusé d'avoir surévalué ses recettes commerciales de 830 millions de livres sterling, soit environ 978 millions d'euros. Selon les enquêteurs, sur les 949,94 millions de livres reçues en sponsorats, seuls 119,25 millions provenaient réellement de partenaires extérieurs. Le reste aurait été injecté par le propriétaire du club, ce qui fausse les comptes officiels et viole les règles de transparence financière imposées par la Premier League.

Appel en cours

Manchester City a décidé de faire appel de cette décision, mais les chances de succès semblent minces. Les médias locaux, comme le Manchester Evening News, estiment que pour éviter des sanctions lourdes, le club devrait obtenir l'annulation totale des jugements portant sur les infractions les plus graves. En attendant, le club est décrit comme un « poisson suspendu au bout d'une canne à pêche, qui s'agite sans perspective réaliste de s'échapper », selon les termes mêmes du journal. La pression sur City est donc maximale, tant sur le plan sportif que financier.

Réactions politiques

L'affaire prend une dimension politique au Royaume-Uni, notamment grâce à l'intervention d'Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester et actuel Premier ministre. Burnham s'est mêlé du dossier, ce qui a suscité des réactions contrastées dans la presse. Certains médias appellent à une sanction exemplaire pour City, tandis que d'autres critiquent l'implication du pouvoir politique dans une affaire sportive. Cette tournure politique ajoute une couche de complexité à un dossier déjà très suivi, car elle pourrait influencer la perception publique et les décisions des instances dirigeantes du football anglais.

Ce que ça pourrait changer

Cette affaire met en lumière les tensions entre les clubs riches, souvent détenus par des fonds étrangers, et les règles strictes de la Premier League en matière de transparence financière. Manchester City, l'un des clubs les plus titrés du XXIe siècle, est au cœur de ce scandale, ce qui déstabilise l'image du championnat anglais. Les instances du football, comme la Premier League, doivent maintenant trancher sur les sanctions à appliquer, sous peine de voir leur crédibilité remise en cause. La décision finale pourrait avoir des répercussions sur l'équilibre économique et sportif de la ligue.

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