Toutes ces femmes qui perdent leur poste au sein de l’administration Trump
La démission forcée, le 14 octobre, de Kimberly Guilfoyle, l’ambassadrice des États-Unis en Grèce, vient encore allonger la liste des femmes qui occupaient de hauts postes dans l’administration Trump, avant d’être limogées et remplacées par des hommes, souligne le “New York Times”..
Kimberly Guilfoyle, ambassadrice des États-Unis en Grèce depuis novembre 2025, a été contrainte à la démission le 14 octobre 2026. Son départ s’inscrit dans une série de limogeages de femmes occupant des postes clés au sein de l’administration du président américain Donald Trump. Les raisons évoquées incluent des affaires de corruption et de trafic d’influence. Kimberly Guilfoyle était en poste depuis un peu plus d’un an. Son cas illustre une tendance plus large observée lors du second mandat de Trump, où les femmes en position de pouvoir sont majoritairement remplacées par des hommes. Cette situation contraste avec les déclarations de Trump en mars 2025, lors du Women’s History Month, où il se félicitait d’avoir nommé plus de femmes que tout autre président républicain américain.
Entre mars et mai 2026, quatre femmes ministres au sein du gouvernement Trump ont quitté leurs fonctions. Il s’agit de Kristi Noem (ministre de la Sécurité intérieure, limogée le 5 mars), Pam Bondi (ministre de la Justice, écartée le 3 avril), Lori Chavez-DeRemer (ministre du Travail, démissionnaire le 20 avril) et Tulsi Gabbard (directrice du renseignement national, partie le 22 mai). Toutes ont été remplacées par des hommes. Ces départs ont réduit le nombre de femmes à des postes ministériels à seulement quatre au sein de l’administration Trump, contre un nombre bien plus élevé précédemment. Les raisons de ces départs varient : gestion controversée de politiques publiques, scandales internes, ou manque de loyauté envers Trump.
Les femmes limogées semblent avoir été jugées plus sévèrement que leurs homologues masculins pour des fautes similaires. Par exemple, Pam Bondi a été critiquée pour sa gestion des dossiers liés à Jeffrey Epstein et pour ne pas avoir suivi les demandes de représailles de Trump envers ses opposants. Kristi Noem a été poussée vers la sortie après des auditions parlementaires houleuses sur sa politique anti-immigration et son manque de discrétion. Lori Chavez-DeRemer a démissionné en raison de scandales internes à son ministère, marqué par un climat toxique et des abus de pouvoir. Pourtant, des hommes comme Pete Hegseth (ministre de la Défense) ou Kash Patel (directeur du FBI) occupent toujours leurs postes malgré des controverses similaires. Cette différence de traitement suggère l’existence d’un double standard au sein de l’administration Trump, où les femmes seraient plus facilement sanctionnées.
Cet article s’inscrit dans le contexte du second mandat de Donald Trump, débuté en 2025. Les États-Unis traversent une période politique marquée par des tensions internes et des élections de mi-mandat prévues à moins de trois semaines de la publication de l’article. L’administration Trump est régulièrement critiquée pour ses méthodes de gouvernance, notamment en matière de gestion des ressources humaines et de transparence. Les départs successifs de femmes ministres pourraient refléter une stratégie de recentrage du pouvoir autour d’un cercle restreint de fidèles, majoritairement masculins. Cette tendance interroge sur l’évolution de la représentation féminine dans les hautes sphères du pouvoir américain.

