50 000 Suédois manifestent pour le climat
Des milliers de personnes ont manifesté pour le climat, dimanche 23 août, à Stockholm, à l'appel de 280 organisations. Selon la Société suédoise pour la conservation de la nature, citée dans le Sweden Herald, environ 50 000 manifestants ont défilé dans les rues de la capitale suédoise.
Le 15 septembre 2019, environ 50 000 personnes ont manifesté à Stockholm, en Suède, pour exiger des actions urgentes contre le changement climatique. Cette mobilisation s'inscrit dans le cadre du mouvement international Fridays for Future, lancé par la jeune militante suédoise Greta Thunberg en août 2018. Les manifestants, principalement des jeunes et des familles, ont défilé dans les rues de la capitale suédoise pour alerter sur l'urgence écologique. La Suède, souvent perçue comme un pays pionnier en matière de protection de l'environnement, est ici critiquée pour son manque d'ambition dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement climatique. Les organisateurs ont souligné que cette mobilisation visait à influencer les politiques nationales avant les élections législatives prévues le 9 septembre 2018, bien que l'article ne précise pas les résultats de ces élections.
Les manifestants ont adressé plusieurs revendications aux autorités suédoises et européennes. Ils ont exigé que la Suède respecte ses engagements climatiques en réduisant ses émissions de GES de 63 % d'ici 2030 par rapport à 1990, un objectif plus ambitieux que celui fixé par l'Union européenne (40 %). Ils ont également demandé l'arrêt immédiat de l'exploitation des énergies fossiles, comme le charbon et le pétrole, ainsi que la fin des subventions publiques accordées à ces industries. Par ailleurs, les participants ont appelé à la protection des forêts suédoises, menacées par l'exploitation forestière intensive, et à une transition rapide vers les énergies renouvelables. Ces revendications s'appuient sur des rapports scientifiques, notamment ceux du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), qui alertent sur la nécessité d'agir sans délai pour limiter le réchauffement à +1,5 °C.
La Suède est souvent présentée comme un modèle en matière de politique environnementale, avec des objectifs climatiques parmi les plus ambitieux d'Europe. Cependant, cette réputation est remise en question par les manifestants, qui dénoncent un écart entre les discours et les actions concrètes. Le pays mise sur des politiques comme la taxe carbone, introduite en 1991, et un mix énergétique largement décarboné, avec près de 50 % d'énergies renouvelables. Pourtant, des projets controversés, comme l'exploitation de mines de fer ou l'extension de l'aéroport de Stockholm, continuent d'alimenter les critiques. Les manifestants ont interpellé les partis politiques suédois, notamment le gouvernement de centre-gauche dirigé par Stefan Löfven, pour qu'ils alignent leurs politiques sur l'urgence écologique. Aucun parti n'a été explicitement nommé dans l'article.
Cette manifestation s'inscrit dans un mouvement mondial initié par **Greta Thunberg**, qui a commencé à faire grève chaque vendredi devant le Parlement suédois en août 2018. Son action a inspiré des millions de jeunes à travers le monde à rejoindre le mouvement *Fridays for Future*, avec des grèves massives organisées dans plus de 150 pays. En Suède, le mouvement a pris une ampleur particulière, avec des rassemblements réguliers dans plusieurs villes. Les médias internationaux, comme *The Guardian* ou *Le Monde*, ont relayé ces mobilisations, contribuant à une prise de conscience globale. Cependant, l'article ne mentionne pas de réactions spécifiques des institutions européennes ou internationales suite à cette manifestation suédoise.

