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Environnement

Colère agricole : seulement 15 % des contrôles de l'OFB ont visé des agriculteurs en 2025

Reporterre · mis à jour il y a 29 j

154 344 : C'est le nombre de contrôles que l'Office français de la biodiversité ( OFB ) a réalisé au cours de l'année 2025 dans le cadre de sa mission de police de l'environnement, selon le bilan publié le 7 juillet. Un chiffre en hausse de 13,7 % par rapport à l'année précédente.

Contrôles OFB en 2025

En 2025, l’Office français de la biodiversité (OFB) a réalisé des contrôles pour vérifier le respect des règles environnementales en France. Parmi ces contrôles, seulement 15 % ont ciblé des agriculteurs, ce qui signifie que 85 % des autres contrôles concernaient d’autres secteurs comme l’industrie, les particuliers ou les collectivités. L’OFB est une institution publique chargée de protéger la biodiversité et de faire appliquer les lois environnementales. Les contrôles visent à s’assurer que les activités humaines respectent les réglementations, par exemple sur l’utilisation des pesticides, la gestion de l’eau ou la protection des espèces protégées. Ce chiffre de 15 % soulève des questions sur la répartition des efforts de contrôle entre les différents acteurs économiques et sociaux.

Réaction des agriculteurs

La publication de ce chiffre a provoqué une réaction de colère de la part des syndicats agricoles, qui estiment que cette proportion est trop faible. Selon eux, les agriculteurs sont souvent pointés du doigt pour des pratiques qui seraient moins surveillées chez d’autres secteurs économiques. Les syndicats agricoles, comme la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), dénoncent une forme d’injustice et réclament une meilleure répartition des contrôles pour éviter une stigmatisation excessive de leur profession. Cette colère s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre les agriculteurs et les autorités environnementales, notamment sur des sujets comme l’interdiction de certains pesticides ou les restrictions d’usage de l’eau.

Répartition des contrôles

L’article ne détaille pas la répartition exacte des 85 % de contrôles restants, mais on peut supposer qu’ils concernent des secteurs comme l’industrie, les déchets, les espaces naturels ou les particuliers. Par exemple, l’industrie est souvent soumise à des contrôles stricts pour vérifier le respect des normes de pollution ou de gestion des déchets. L’OFB peut aussi contrôler les particuliers pour des infractions comme le dépôt sauvage de déchets ou la destruction d’espèces protégées. Cette répartition inégale des contrôles alimente le débat sur l’équité dans l’application des règles environnementales entre les différents acteurs.

Ce que ça pourrait changer

Cette situation intervient dans un contexte politique tendu autour de la question agricole en France. Le gouvernement cherche à concilier les impératifs environnementaux avec les besoins économiques des agriculteurs, souvent confrontés à des difficultés financières et à des pressions réglementaires accrues. Par exemple, des mesures comme la réduction de l’usage des pesticides ou la limitation de l’irrigation en période de sécheresse sont perçues comme des contraintes par une partie du monde agricole. Les syndicats agricoles demandent donc une meilleure prise en compte de leurs spécificités dans les politiques environnementales, tandis que les associations de protection de l’environnement plaident pour un renforcement des contrôles.

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