PSPP accuse Amnistie internationale de mener «une campagne de peur»
Dans un avis publié à quelques jours du scrutin, l’ONG a dit craindre une «dérive autoritaire» si le PQ prend le pouvoir..
L'article s'inscrit dans le cadre des élections québécoises de 2026, à quelques jours du scrutin. Le Parti québécois (PQ), dirigé par Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), est en tête des sondages. C'est dans ce contexte politique tendu qu'Amnistie internationale Canada francophone publie un avis juridique critiquant le comportement des membres du PQ, notamment des pratiques de harcèlement et d'intimidation envers des opposants politiques. PSPP dénonce cette intervention comme une « campagne de peur » visant à influencer l'électorat, tout en affirmant que ces accusations ne changeraient pas la perception des électeurs sur la qualité des offres politiques des partis en lice.
Amnistie internationale Canada francophone accuse le PQ de porter atteinte à la liberté d'expression en déposant des plaintes contre des opposants pour tenter de les faire taire. L'ONG s'appuie sur quatre plaintes déposées au Collège des médecins du Québec contre la psychiatre Marie-Ève Cotton, membre influente du PQ, ainsi que contre deux candidats actuels et l'ancien chef Jean-François Lisée. Ces plaintes visaient des publications sur Facebook où la médecin critiquait le parti et ses idées. D'autres citoyens actifs sur les réseaux sociaux ont également rapporté subir de l'intimidation. Amnistie internationale craint une « dérive autoritaire » si le PQ prend le pouvoir. PSPP rejette ces accusations, les qualifiant de « politique » et mettant en doute le timing de cette sortie publique.
Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ, a réagi en estimant que ces accusations étaient une tactique pour influencer l'électorat, sans changer leur vote. Il a également critiqué Amnistie internationale pour son intervention sur la loi 21 (loi sur la laïcité de l'État) et a souligné que les plaintes contre Marie-Ève Cotton dataient de plusieurs mois, remettant en question leur pertinence actuelle. La psychiatre, pour sa part, avait exprimé sa crainte de perdre son emploi en cas de victoire du PQ, bien que les quatre plaintes aient été rejetées par le Collège des médecins, qui n'a identifié aucun manquement déontologique. Le syndic a toutefois recommandé à la Dre Cotton de faire preuve de modération dans ses communications.
L'article soulève un débat sur la liberté d'expression et les limites du débat politique au Québec. Le Collège des médecins du Québec, une institution régulatrice, a joué un rôle central en rejetant les plaintes contre Marie-Ève Cotton, mais en recommandant une plus grande prudence dans ses prises de parole publiques. Ce cas illustre les tensions entre la critique politique légitime et les tentatives de censure, notamment via des plaintes professionnelles. Amnistie internationale, organisation non gouvernementale (ONG) internationale de défense des droits humains, intervient ici pour alerter sur un risque de dérive autoritaire, un terme désignant un glissement vers un régime où le pouvoir est exercé de manière abusive et répressive.

