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Généraliste

In absentia

Le Devoir · mis à jour 28 sept.

Éric Duhaime pourrait-il donner des exemples de ces fonctionnaires inutiles?.

Annulation d'entrevue

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a annulé une entrevue prévue avec l'équipe éditoriale du journal Le Devoir après avoir initialement accepté l'invitation. Cette décision survient dans un contexte électoral où un gouvernement péquiste majoritaire pourrait imposer un référendum sur l'indépendance du Québec dès le 5 octobre 2026. L'article souligne que cette annulation prive les électeurs fédéralistes de précisions sur la position de Duhaime face à une potentielle campagne référendaire. Le PCQ propose une autonomie accrue du Québec au sein du Canada, une vision proche de celle de la Coalition Avenir Québec (CAQ), mais sans succès selon Duhaime. La stratégie conservatrice mise sur une alliance avec des provinces autonomistes comme l'Alberta et la Saskatchewan pour renforcer le pouvoir québécois face au gouvernement fédéral.

Réduction de l'État

Le PCQ se distingue par un projet de réduction drastique de l'État québécois, proposant des compressions budgétaires de 47 milliards de dollars et la suppression de 20 000 postes dans la fonction publique. Le parti affirme que ces mesures ne compromettraient pas les services publics, mais sans préciser quels secteurs seraient touchés ni comment ces économies seraient réalisées. Éric Duhaime critique également les fonctionnaires qu'il accuse de complexifier la vie des citoyens, évoquant des exemples de bureaucratie excessive. Cependant, il n'a pas détaillé quels postes seraient supprimés ni quels services seraient réduits. Cette approche s'inscrit dans une logique de dégraissage de l'État, un thème récurrent dans les programmes conservateurs.

Santé et privatisation

Éric Duhaime défend une expansion du secteur privé en santé, qu'il présente comme un complément au réseau public pour améliorer l'accès aux soins. Il cite les systèmes mixtes de la France et de l'Allemagne, où le nombre de médecins par 100 000 habitants est bien supérieur à celui du Québec (290 contre 362 en France et 470 en Allemagne). Cependant, il omet de mentionner que les médecins allemands et français sont aussi deux fois moins bien rémunérés. Pour combler l'écart, il propose de former 400 à 500 médecins supplémentaires par an, sans calculer le temps nécessaire pour atteindre les niveaux européens. Sa proposition de payer les soins privés avec la carte de la Régie de l'assurance maladie (RAMQ) soulève des questions, car la plateforme du PCQ prévoit aussi la généralisation des assurances privées pour des soins déjà couverts par la RAMQ, ce qui pourrait créer une duplication des coûts pour les citoyens.

Éducation et choix

Le PCQ prône le libre choix de l'école, affirmant que la présence d'écoles privées pousse le réseau public à mieux performer. Pourtant, les données montrent un écart important entre les taux de diplomation : 65 % dans les écoles publiques contre 89 % dans les écoles privées. Duhaime n'explique pas comment il compte réduire cet écart ni comment il justifie les subventions publiques aux écoles privées, contrairement à l'Ontario où ces établissements ne reçoivent aucune aide. Cette comparaison avec l'Ontario, souvent citée par le PCQ pour dénoncer la lourdeur de l'État québécois, semble contradictoire avec sa propre politique éducative. Le parti propose également de réduire les subventions aux écoles privées, mais sans préciser comment cette mesure s'articulerait avec son objectif de liberté de choix.

Immigration et valeurs

Le PCQ souhaite réduire le délai de traitement des demandes d'asile et expulser 70 000 demandeurs d'asile en attente. Il propose aussi de répartir les nouveaux arrivants entre les provinces dès leur arrivée, une mesure visant à éviter la concentration des demandeurs dans certaines régions. Cependant, Duhaime veut sélectionner les immigrants en fonction des valeurs sociales de leur pays d'origine, une approche qui soulève des questions éthiques. En effet, certains immigrants fuient précisément leur pays en raison de valeurs qu'ils rejettent, comme un déficit démocratique ou l'oppression des femmes. Cette position interroge sur la cohérence entre le souhait de sélectionner des immigrants « compatibles » et la réalité des demandeurs d'asile qui cherchent à échapper à des régimes répressifs.

Ce que ça pourrait changer

Éric Duhaime qualifie de « dépassé » le féminisme de la première ministre Fréchette, qui critique une allocation hebdomadaire de 100 dollars pour les familles gardant leurs enfants à la maison, craignant un recul pour l'autonomie des femmes. Duhaime ne précise pas sa définition du féminisme moderne ni s'il considère que le concept lui-même est obsolète. Cette prise de position s'inscrit dans une vision conservatrice où les rôles traditionnels de la famille pourraient être renforcés, notamment par des mesures financières incitant à rester au foyer. L'article souligne l'absence de clarté sur la manière dont le PCQ entend concilier ses propositions avec les enjeux d'égalité entre les genres, un sujet central dans les débats politiques actuels.

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