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Soccer : la discussion sur les coups à la tête relancée

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 10 j

La violente collision lors du match du CF Montréal a relancé la discussion sur les commotions au soccer..

Incident relance débat

Un match de soccer entre l’Inter Miami et le CF Montréal a relancé les discussions sur les risques des coups à la tête dans ce sport. Lors de la rencontre du samedi, le joueur Germán Berterame a subi une violente collision avec Efrain Morales, entraînant des convulsions. Cet incident a suscité l’inquiétude des parents et des spécialistes, car il rappelle les dangers potentiels des commotions cérébrales dans le soccer. Contrairement à des sports comme le rugby ou le hockey, souvent associés à des risques élevés de commotions, le soccer est parfois perçu comme moins dangereux. Pourtant, les collisions et les coups à la tête, même involontaires, peuvent avoir des conséquences graves sur la santé des joueurs, en particulier des jeunes.

Risques de commotions

Les commotions cérébrales dans le soccer peuvent survenir de deux manières principales : lors de collisions entre joueurs ou lors de l’utilisation de la tête pour frapper le ballon. Selon Pierre Langevin, physiothérapeute et chargé d’enseignement à l’Université Laval, les collisions entre joueurs représentent le plus grand risque de commotion. Il explique que lorsque les joueurs anticipent un contact à la tête pour frapper le ballon, le risque est moindre que lors d’un choc accidentel. Cependant, l’usage régulier de la tête n’a pas été clairement associé à un risque accru de commotion, bien que des études soulignent des lacunes dans les recherches sur ce sujet. Une étude publiée en janvier 2026 par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis (CDC) indique que le soccer féminin arrive au deuxième rang des sports présentant les taux les plus élevés de commotions chez les jeunes, derrière le football masculin.

Inquiétudes des parents

Angela Rodriguez, mère d’un jeune joueur de soccer, exprime son inquiétude après avoir assisté à la collision entre Berterame et Morales. Elle souligne que les enfants, surtout lorsqu’ils jouent de manière informelle, peuvent être moins attentifs et plus brutaux, augmentant ainsi le risque de blessures. Bien qu’elle reconnaisse que les entraîneurs sont formés pour prévenir et reconnaître les commotions, elle se demande si les jeunes joueurs sont suffisamment sensibilisés aux risques. Elle insiste sur l’importance de leur apprendre à évaluer une situation de blessure et à alerter un adulte si nécessaire. Pour elle, les parties organisées entre amis, sans surveillance adulte, peuvent être particulièrement risquées.

Reconnaître les symptômes

Pierre Langevin rappelle que les commotions cérébrales peuvent avoir des symptômes variés, et il est crucial de les reconnaître rapidement pour éviter des complications. Parmi les signes inquiétants, il cite la perte ou la diminution de conscience, la perte d’équilibre, et le fait que la personne se prenne la tête à deux mains après un choc. Il insiste sur l’importance de ne pas exposer la personne à d’autres coups à la tête et de la retirer immédiatement du jeu. Il recommande également aux proches d’observer le comportement de la personne après un coup à la tête et de lui poser des questions sur ses symptômes. Ces mesures permettent d’agir rapidement et d’éviter des conséquences plus graves.

Ce que ça pourrait changer

Malgré la fréquence des commotions dans le soccer, Pierre Langevin souligne que les recherches sur ce sujet restent limitées. Les sports où les collisions sont fréquentes, comme le rugby ou le hockey, sont mieux étudiés, mais le soccer, où l’incidence des commotions est moins élevée, nécessite encore des études approfondies. Il explique que pour obtenir des résultats fiables, il faudrait des études impliquant de grands groupes de personnes et un financement adéquat. Cette lacune dans la recherche rend difficile l’évaluation précise des risques liés aux coups à la tête dans le soccer, et souligne l’importance de sensibiliser les joueurs, les entraîneurs et les parents aux signes et aux mesures à prendre en cas de commotion.

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