Une compétition relevée pour la 72e Traversée internationale du lac Saint-Jean
Les champions des deux dernières éditions sont de retour pour défendre leurs titres..
La 72e Traversée internationale du lac Saint-Jean est une compétition de natation en eau libre qui se déroule chaque année au Québec, Canada. Elle consiste à parcourir 32 kilomètres entre les villes de Péribonka et Roberval, en traversant le lac Saint-Jean, surnommé Pekuakami par les peuples autochtones. Cette édition, prévue le jour même à 8 heures, réunira 24 nageurs représentant 11 pays différents. L'événement, qui existe depuis 1955, est considéré comme l'une des traversées en eau froide les plus exigeantes au monde en raison de la distance, des conditions météorologiques et de la température de l'eau. La température minimale requise pour autoriser la compétition est de 16 degrés Celsius, et celle mesurée la veille de l'épreuve était de 17 degrés Celsius, ce qui impose aux participants le port d'une combinaison thermique obligatoire pour leur sécurité.
Parmi les 24 nageurs inscrits, deux champions des deux dernières éditions sont de retour pour défendre leurs titres. Le Français Axel Reymond, vainqueur de la 70e édition en 2024, participe à nouveau après avoir dû abandonner en 2023. L'Argentin Matias Diaz Hernandez, qui a remporté la 71e Traversée en 2025, revient également pour tenter de conserver son titre. Ces athlètes sont considérés comme les grands favoris de cette édition, en raison de leur expérience et de leurs performances récentes. Leur présence ajoute un niveau de compétition élevé, car ils sont habitués à affronter les conditions difficiles du lac Saint-Jean, notamment les courants, le vent et les variations de température.
Six Québécois participent à cette édition, dont trois qui font leurs débuts dans cette traversée exigeante. Parmi les nageurs expérimentés, Philippe Lacasse, originaire de Saint-Georges, en est à sa quatrième participation, tandis que Pénélope Harvey, de Québec, en est à sa troisième. Lacasse, qui avait terminé huitième en 2023, pourrait devenir le premier Canadien à atteindre l'arrivée à Roberval cette année. Les trois nouveaux participants apportent un élément de fraîcheur à la compétition, tout en devant s'adapter aux défis physiques et mentaux que représente une traversée de 32 kilomètres en eau libre.
La température de l'eau, mesurée à 17 degrés Celsius le samedi matin précédant l'événement, est proche de la limite minimale autorisée pour la compétition, fixée à 16 degrés Celsius. Cette température, bien que proche du seuil, reste froide et nécessite le port d'une combinaison thermique pour tous les nageurs. Ces combinaisons, souvent appelées *combinaisons néoprène*, sont conçues pour isoler le corps et maintenir une température corporelle stable, réduisant ainsi les risques d'hypothermie. Les organisateurs insistent sur l'importance de cette protection, car les conditions du lac Saint-Jean peuvent être imprévisibles, avec des vents forts et des vagues pouvant rendre la nage encore plus difficile.

