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Géopolitique

La promesse de Trump de verser 5 000 dollars aux Américains en cas de victoire républicaine aux élections est sans précédent

Le Grand Continent · mis à jour il y a 10 j

Le « dividende » promis par Trump coûterait environ 1 225 milliards de dollars L’article La promesse de Trump de verser 5 000 dollars aux Américains en cas de victoire républicaine aux élections est sans précédent est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Promesse historique de Trump

Donald Trump a annoncé le 9 septembre 2026, lors de la convention du Parti républicain à Dallas, une promesse inédite : verser un « dividende » de 5 000 dollars à chaque adulte américain en cas de victoire des républicains aux élections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Cette proposition, qui concernerait environ 245 millions d’adultes, coûterait environ 1 225 milliards de dollars, ce qui en ferait le deuxième poste de dépense du budget fédéral américain après la sécurité sociale. Aucun président américain n’a jamais tenté d’influencer aussi ouvertement le vote des électeurs avec une promesse de versement d’argent public. Les avocats interrogés estiment qu’un tel « dividende » ne serait pas illégal en l’état, car il serait versé à tous les adultes, indépendamment de leur vote, qui reste secret. Trump a qualifié cette mesure de « dividende » pour la population, mais les experts la comparent à une promesse de baisse d’impôts, qui nécessiterait cependant l’adoption d’une loi par le Congrès pour être mise en œuvre.

Comparaisons internationales

Bien que la promesse de Trump soit inédite aux États-Unis, des cas similaires existent à l’étranger, mais avec des modalités différentes. En Malaisie, l’ex-Premier ministre Najib Razak avait annoncé en 2018, dans le manifeste de son parti, un doublement des versements du programme BR1M, passant de 1 200 à 2 000 ringgits (soit environ 250 à 420 euros) pour les ménages modestes, un mois avant les élections générales. En Inde, dans l’État de l’Arunachal Pradesh, des candidats distribuent régulièrement de l’argent liquide et des cadeaux aux électeurs, mais ces fonds proviennent directement des campagnes électorales, et non de l’État. Au Bénin, lors de la présidentielle de 2011, près d’un tiers des électeurs interrogés ont déclaré avoir reçu de l’argent liquide en échange de leur vote, là encore financé par les candidats. Ces exemples montrent que l’utilisation de l’argent public pour influencer les élections reste rare, tandis que les fonds privés des candidats sont plus fréquents.

Contexte politique américain

Cette promesse s’inscrit dans une stratégie plus large de Donald Trump pour mobiliser l’électorat en vue des élections de mi-mandat de novembre 2026. Trump avait déjà évoqué l’envoi de chèques aux Américains lors de son deuxième mandat, notamment en novembre 2025, où il avait promis des chèques de 2 000 dollars financés par les recettes des tarifs douaniers. Elon Musk, alors directeur du département de l’Efficacité gouvernementale (DOGE), avait également tenté d’influencer un scrutin en mars 2025 en remettant trois chèques d’un million de dollars chacun pour soutenir le candidat conservateur Brad Schimel à la Cour suprême du Wisconsin. Joe Biden, de son côté, avait fait de l’élection de deux candidats démocrates au Sénat en janvier 2021 un argument de campagne, affirmant que leur victoire permettrait d’augmenter les chèques de relance Covid de 600 à 2 000 dollars. Ces précédents illustrent une tendance croissante à l’utilisation de l’argent public ou privé pour influencer les votes.

Ce que ça pourrait changer

Les experts soulignent que la promesse de Trump pourrait être considérée comme une « promesse de baisse d’impôts », qui nécessiterait l’adoption d’une loi par le Congrès pour être appliquée. John Day, un ancien procureur du Nouveau-Mexique, précise qu’un tel versement ne serait pas illégal en l’état, car il serait universel et non conditionné au vote. Cependant, cette mesure soulève des questions sur l’utilisation de l’argent public à des fins électorales, un sujet qui divise les juristes. Aux États-Unis, les cas d’achat de voix sont généralement individualisés et discrets, contrairement à l’annonce publique et massive de Trump. Cette proposition pourrait donc être perçue comme une tentative de contourner les règles traditionnelles de financement des campagnes électorales, où les candidats ou les partis dépensent directement de l’argent pour gagner des voix.

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