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En campagne, un ministre israélien présente une brochure pour vider Gaza de ses habitants

ICI Radio-Canada · mis à jour 3 sept.

Le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben Gvir propose de vider la bande de Gaza de sa population..

Ministre israélien extrême droite

Itamar Ben Gvir est un ministre israélien d’extrême droite, membre du parti Force Juive. Il occupe le poste de ministre de la Sécurité nationale dans le gouvernement israélien actuel. Son parti fait partie de la coalition au pouvoir, qui regroupe des formations de droite et d’extrême droite. Ben Gvir est connu pour ses positions radicales, notamment sur la question palestinienne, et ses déclarations publiques sont souvent controversées à l’international. Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives israéliennes prévues le 27 octobre 2026, il a présenté une proposition visant à vider la bande de Gaza de sa population palestinienne.

Proposition de départ forcé

Ben Gvir a dévoilé un plan détaillé dans une brochure de 20 pages intitulée Programme de travail national pour le transfert volontaire de la bande de Gaza. Ce document propose d’expulser 250 000 Palestiniens de Gaza en un an, puis le reste des 2 millions d’habitants du territoire au cours des six années suivantes. Selon lui, ce départ serait volontaire, bien qu’il n’ait pas précisé les modalités concrètes pour y parvenir. Il a affirmé que plusieurs pays étaient prêts à accueillir ces Palestiniens, sans en nommer aucun. Le ministre a également annoncé que son parti exigerait la création d’un ministère dédié à l’émigration dans le prochain gouvernement israélien.

Contexte politique tendu

Les élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026 s’annoncent très disputées. Plusieurs ministres de la coalition au pouvoir, dont Ben Gvir et le ministre de la Défense Israël Katz, multiplient les déclarations radicales sur la question palestinienne pour séduire leur électorat. Katz a également évoqué la possibilité de transférer les Palestiniens de Gaza à l’étranger, à condition que les États-Unis donnent leur accord. Ces propositions s’inscrivent dans une stratégie politique visant à renforcer l’influence des partis d’extrême droite dans le paysage israélien. Aucun gouvernement israélien n’a pour l’instant mis en œuvre de mesures concrètes en ce sens.

Réactions et cadre légal

Le déplacement forcé d’une population civile est considéré comme un crime de guerre selon le droit international, notamment la Quatrième Convention de Genève. Depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas le 7 octobre 2023, plus de 73 000 Palestiniens ont été tués à Gaza selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas mais jugés fiables par l’ONU. La majorité des habitants de Gaza ont déjà été déplacés par les frappes israéliennes et les combats. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la crise humanitaire dans ce territoire, où les conditions de vie sont extrêmement précaires.

Ce que ça pourrait changer

D’autres membres de la coalition au pouvoir ont également fait des déclarations choc. Bezalel Smotrich, ministre des Finances et chef d’un parti d’extrême droite, a proposé en février 2026 d’étendre cette mesure aux Palestiniens de Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Ces propositions s’inscrivent dans une logique de radicalisation de la politique israélienne envers les Palestiniens, alors que le conflit avec le Hamas se poursuit sans solution politique en vue. Les déclarations de ces ministres sont régulièrement condamnées par la communauté internationale, mais elles reflètent une tendance croissante dans certains cercles politiques israéliens.

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