Le baril de Brent dépasse les 100 dollars après de nouvelles frappes dans le Golfe
Plusieurs navires sont actuellement en feu dans la région du Golfe, selon l’agence maritime britannique UKMTO..
Le prix du baril de Brent a dépassé la barre symbolique des 100 dollars américains pour la première fois depuis juillet 2026. Le Brent est un type de pétrole brut utilisé comme référence pour fixer les prix du pétrole dans le monde. Cette hausse brutale est directement liée à des tensions géopolitiques dans le Golfe persique, une région stratégique pour l'approvisionnement mondial en énergie. Les marchés financiers réagissent immédiatement à ces tensions, car toute perturbation dans cette zone peut impacter l'offre de pétrole et, par conséquent, son prix. Selon Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, cette situation représente une nouvelle escalade des risques pour les infrastructures pétrolières de la région.
L'Iran a annoncé avoir mené des frappes contre une vingtaine de navires dans le Golfe persique, dont deux bateaux américains et huit pétroliers iraniens. Les Gardiens de la Révolution, une force armée iranienne, ont justifié ces attaques comme une réponse aux frappes américaines contre des pétroliers iraniens. Le ministère iranien des Affaires étrangères a évoqué une légitime défense et mis en garde contre les dangers des tensions régionales. Plusieurs navires sont en feu, mais le nombre de victimes n'a pas encore été confirmé. Le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport de pétrole, est particulièrement concerné par ces événements.
L'Iran a annoncé la création prochaine d'une zone interdite près du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique contrôlée par Téhéran depuis le début de la guerre avec les États-Unis en février 2026. Cette zone couvrira une partie du Golfe d'Oman et au-delà, avec des coordonnées précises à annoncer ultérieurement. Tout navire entrant dans cette zone sans autorisation s'exposera à des sanctions. Le détroit d'Ormuz est un point de passage obligé pour environ un tiers du trafic maritime pétrolier mondial, ce qui en fait un enjeu majeur pour les pays importateurs et exportateurs de pétrole.
Les Gardiens de la Révolution ont également revendiqué des attaques contre une base militaire américaine en Jordanie, visant à punir l'agresseur. Vingt missiles ont été tirés, dont 18 interceptés et deux tombés dans des zones désertes. Ces attaques s'inscrivent dans un cycle de représailles entre l'Iran et les États-Unis, qui imposent un blocus sur les ports iraniens en réponse au verrouillage du détroit d'Ormuz. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que l'Iran perdrait des pétroliers à chaque fois qu'il tenterait d'attaquer des navires américains.
Depuis le début de la guerre entre l'Iran et les États-Unis en février 2026, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est quasiment paralysé, perturbant les marchés mondiaux de l'énergie. L'Iran exige désormais que les navires obtiennent une autorisation pour franchir le détroit, une mesure rejetée par Washington et plusieurs pays de la région. Les négociations diplomatiques restent au point mort, ce qui aggrave l'incertitude sur l'approvisionnement futur en pétrole. Ces tensions récurrentes dans le Golfe ont un impact direct sur les prix du brut, qui fluctuent en fonction des risques géopolitiques.

