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Élections au Québec : jour 32 de la campagne

ICI Radio-Canada · mis à jour 27 sept.

Dimanche, les chefs seront à Montréal, à Dunham, à Saint-Jérôme et à Mirabel..

Campagne électorale finale

La campagne pour les élections québécoises entre dans sa 32e journée, avec seulement huit jours restants avant le scrutin prévu le 5 octobre 2026. Les cinq chefs de parti principaux sillonnent le Québec pour rencontrer les électeurs dans plusieurs villes, dont Montréal, Dunham, Saint-Jérôme et Mirabel. Les partis en lice sont le Parti québécois (PQ), la Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti conservateur du Québec (PCQ) et Québec solidaire (QS). Chaque formation politique déploie une caravane électorale pour promouvoir ses idées et recueillir le soutien des citoyens. Cette période est cruciale, car elle permet aux électeurs de se faire une idée plus précise des programmes avant de voter.

Promesses des chefs

Les chefs des cinq principaux partis ont fait plusieurs annonces lors du 31e jour de campagne. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) a promis de lutter contre la fraude envers les aînés en renforçant les peines pour les fraudeurs et en augmentant les effectifs policiers dédiés à la protection des personnes âgées. Christine Fréchette (CAQ) a annoncé un investissement de 217 millions de dollars pour élargir le dépistage de quatre types de cancer (sein, utérus, poumon et colorectal) et a évoqué la possibilité de déposer un nouveau projet de constitution québécoise si son parti est élu. Charles Milliard (PLQ) a proposé d'abolir le droit d'accès quotidien aux parcs nationaux de la Sépaq pour les résidents du Québec et les Canadiens. Éric Duhaime (PCQ) a déclaré qu'il mettrait fin au développement des Centres de la petite enfance (CPE) et privilégierait une aide financière pour les familles en attente d'une place en garderie privée. Ruba Ghazal (QS) a promis de prolonger le moratoire sur les évictions en matière de logement, actuellement en vigueur jusqu'en juin 2027.

Nouveaux candidats

Cinq candidats aux élections québécoises de 2026, tous néophytes en politique, ont partagé leurs motivations pour se lancer dans la course électorale. Anne Nguyen (PQ) se présente à Prévost et met en avant son expertise en intelligence artificielle, tandis que Marjolaine Ferron (CAQ) défend sa candidature à Mirabel en s'appuyant sur son parcours entrepreneurial et philanthropique. Gisèle Pouhe Njall (QS), candidate à Rosemont, considère son engagement politique comme une extension naturelle de son implication communautaire. Laurent Bélisle (PLQ), en lice à Laviolette–Saint-Maurice, souhaite représenter sa région avec conviction. Éloïse Coulombe (PCQ), âgée de 23 ans, est la plus expérimentée du groupe, ayant déjà participé à une campagne électorale en 2022. Ces candidats, bien que défendant des idées différentes, partagent une volonté commune d'être utiles à leurs concitoyens.

Intelligence artificielle discrète

Le sujet de l'intelligence artificielle (IA) et des centres de données a été peu abordé pendant la campagne électorale, malgré son importance croissante dans la société. Les principaux partis politiques ont été interrogés sur leurs positions concernant les applications de l'IA et ses impacts potentiels. Aucun débat approfondi n'a eu lieu, à l'exception d'une brève question lors d'un débat organisé par Radio-Canada. Les électeurs pourraient donc avoir du mal à comparer les propositions des partis sur ce thème, qui touche pourtant à des enjeux majeurs comme l'emploi, la vie privée et l'innovation technologique.

Affaire Pallotta

L'affaire Gabriel Pallotta, candidat péquiste dans Sherbrooke, a suscité des remous pendant la campagne. Lors d'un débat local le 22 septembre 2026, il a affirmé que plus d'une trentaine de candidats du Parti québécois partageaient ses opinions critiques sur l'immigration, une déclaration qu'il a ensuite qualifiée d'erreur due à son inexpérience politique. Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, l'a défendu malgré cette volte-face. Christine Labrie, députée sortante de Québec solidaire, a jugé cette situation regrettable, car elle renforce le stéréotype selon lequel les politiciens privilégient leur parti plutôt que l'intérêt général. Cet incident illustre les défis liés à la transparence et à la crédibilité des candidats.

Vote par anticipation

Le vote par anticipation a débuté le dimanche 27 septembre 2026 et se poursuivra jusqu'au lundi 28 septembre. Les électeurs qui souhaitent voter avant le jour du scrutin peuvent se rendre dans des bureaux de vote ouverts de 9 h 30 à 20 h. Il est important de vérifier l'adresse du bureau de vote, car elle peut différer de celle du bureau habituel. Cette option permet aux personnes occupées ou éloignées des lieux de vote de participer plus facilement au processus démocratique. Le vote par anticipation est une pratique courante au Québec, visant à maximiser la participation électorale.

Ce que ça pourrait changer

Les personnes vivant avec une déficience intellectuelle, comme la trisomie 21, ont obtenu le droit de vote au Québec en 1989 et au niveau fédéral en 1993. Un atelier a été organisé pour préparer des électeurs atteints de trisomie 21 au processus électoral. Cet atelier leur a permis de comprendre le fonctionnement des élections, les rôles des partis politiques et les enjeux locaux. Cette initiative s'inscrit dans une démarche d'inclusion et de sensibilisation, visant à garantir que tous les citoyens puissent participer pleinement à la vie démocratique, malgré leurs différences.

Sujets complémentaires

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