L’expatriation racontée par celles et ceux qui la vivent
Dans la presse internationale, des expatriés racontent comment ils ont fini par se sentir chez eux en Croatie, en Nouvelle-Zélande ou encore au Vietnam, malgré les difficultés et les ajustements..
L’article présente des récits d’expatriés installés en Croatie, Nouvelle-Zélande et Vietnam, recueillis dans la presse internationale. Ces témoignages illustrent comment des personnes ont réussi à s’adapter à leur nouveau pays malgré les défis comme le choc culturel, la nostalgie ou les difficultés administratives. Par exemple, James Niiler, journaliste américain expatrié au Danemark, décrit une vie où le concept de chez-soi devient multiple, avec des morceaux de son cœur dispersés dans différents pays. Ces récits montrent que l’expatriation n’est pas un parcours linéaire, mais une expérience faite d’ajustements constants et de recompositions identitaires.
Mirko Kedenburg, un entrepreneur allemand, a quitté l’Allemagne pour s’installer en Croatie avec sa famille près de Zadar. Il souligne des différences marquées dans les règles sociales entre les deux pays : en Croatie, les enfants sont libres de jouer bruyamment dans les espaces publics, contrairement à l’Allemagne où le calme est souvent exigé. Bien que son expatriation ait impliqué des défis financiers, professionnels et linguistiques, il apprécie cette atmosphère plus spontanée et moins rigide. Ce témoignage met en lumière comment un pays peut offrir un cadre de vie perçu comme plus adapté à certaines valeurs familiales ou sociales.
Ruth Gutenberg, avocate allemande, a choisi la Nouvelle-Zélande pour son cadre de vie exceptionnel et la possibilité de télétravailler. Elle a créé son propre cabinet spécialisé en droit de la famille et des successions, tout en partageant une grande maison avec des colocataires pour réduire les coûts. Malgré un coût de la vie plus élevé qu’en Allemagne, elle valorise l’espace et les paysages montagneux. Son expérience montre comment l’expatriation peut concilier carrière professionnelle et qualité de vie, à condition de bien préparer son projet, notamment en obtenant les visas nécessaires.
Deidre Donnelly, journaliste sud-africaine, a quitté son pays à 40 ans pour s’installer à Haiphong, au Vietnam. Après un choc initial, elle a trouvé sa place en créant un cercle social, en apprenant la langue et en tissant des liens avec des enfants et adolescents. Son expatriation lui a offert une nouvelle expérience professionnelle et une liberté qu’elle n’aurait pas eue ailleurs. Cependant, elle vit dans une dualité entre deux mondes : elle paie un stockage pour ses biens en Afrique du Sud tout en accumulant des possessions au Vietnam. Ce témoignage illustre comment l’expatriation peut transformer une vie, même si elle implique de jongler entre deux carrières et deux continents.
L’article aborde la question du *chez-soi* à travers les témoignages des expatriés. James Niiler, journaliste américain au Danemark, se demande si ce concept est encore légitime dans un monde où les gens vivent entre plusieurs pays. Pour les expatriés, *être chez soi* devient une notion en recomposition constante, faite de souvenirs, d’attachements et d’adaptations. Cette idée est renforcée par les récits de ceux qui laissent des morceaux de leur cœur dans différents lieux, montrant que l’expatriation redéfinit les liens affectifs et géographiques avec un territoire.

