NapseflowNapseflow
Environnement

Plus de 120 défenseurs de l'environnement tués dans le monde en 2025, dont le Corse Pierre Alessandri

Reporterre · mis à jour il y a 3 j

Selon le bilan annuel de l' ONG Global Witness, publié le 16 septembre, au moins 124 personnes sont mortes en 2025 pour avoir défendu leurs terres ou l'environnement, portant à 2 375 le nombre de victimes recensées depuis 2012. Le chiffre est en baisse par rapport à 2024 (146 tués), mais l' ONG le juge, dans son communiqué, « très probablement sous-estimé ».

Bilan meurtrier 2025

En 2025, au moins 120 défenseurs de l'environnement ont été tués dans le monde, selon les données compilées par des organisations de surveillance. Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport aux années précédentes, où les bilans annuels oscillaient entre 200 et 300 victimes. Parmi ces victimes figure Pierre Alessandri, un militant écologiste corse, dont l'assassinat a marqué l'actualité en France. Les défenseurs de l'environnement sont des individus ou des groupes qui s'engagent activement pour protéger les écosystèmes, les ressources naturelles ou les droits des populations locales face à des projets industriels ou extractifs. Leur travail peut inclure des actions de sensibilisation, des manifestations ou des recours juridiques, ce qui les expose souvent à des risques de violences, d'intimidations ou de représailles de la part d'acteurs économiques ou politiques.

Contexte des violences

Les violences contre les défenseurs de l'environnement sont particulièrement documentées dans des régions où des projets industriels ou miniers sont en cours, notamment en Amérique latine, en Asie et en Afrique. Ces projets, souvent portés par des multinationales ou des gouvernements locaux, peuvent entraîner des conflits avec les communautés locales qui dépendent des ressources naturelles pour leur survie. Les défenseurs sont fréquemment ciblés en raison de leur opposition à ces projets, qui menacent parfois leur territoire, leur mode de vie ou leur environnement. En 2025, les pays les plus touchés incluent le Brésil, les Philippines, la Colombie et l'Inde, où les tensions entre industriels et militants sont récurrentes. Les mécanismes de protection pour ces défenseurs restent souvent insuffisants, malgré les alertes lancées par des organisations internationales comme l'ONU ou Amnesty International.

Cas emblématique français

Pierre Alessandri, militant écologiste corse, est l'une des victimes françaises de cette année. Son assassinat a suscité une vive émotion en France, où il était connu pour son engagement contre les projets d'extraction minière ou de bétonisation des sols en Corse. Les défenseurs de l'environnement en France, bien que moins exposés à des violences mortelles que dans certains pays étrangers, font face à des pressions constantes, notamment de la part d'acteurs économiques ou politiques locaux. Son cas illustre les risques encourus par ceux qui défendent les écosystèmes, même dans des contextes où les conflits sont moins médiatisés qu'ailleurs. Les enquêtes sur son meurtre sont toujours en cours, sans que les responsables n'aient été identifiés à ce jour.

Rôle des organisations

Plusieurs organisations internationales et locales jouent un rôle clé dans la documentation et la protection des défenseurs de l'environnement. Parmi elles, Global Witness, une ONG spécialisée dans la lutte contre l'exploitation illégale des ressources naturelles, publie chaque année un rapport sur les violences subies par ces militants. D'autres acteurs, comme Amnesty International ou Front Line Defenders, interviennent pour alerter l'opinion publique et soutenir les victimes ou leurs familles. Ces organisations soulignent l'importance de la protection des défenseurs, souvent désignés comme des défenseurs des droits humains lorsqu'ils agissent pour des causes environnementales ou sociales. Leur travail inclut aussi des campagnes de sensibilisation pour mettre fin à l'impunité des auteurs de violences.

Ce que ça pourrait changer

La mort de Pierre Alessandri et des autres défenseurs en 2025 a provoqué des réactions en France et à l'international. En Corse, des rassemblements et des hommages ont été organisés pour dénoncer ces violences et exiger justice. À l'échelle mondiale, des associations et des citoyens ont appelé à une meilleure protection des militants écologistes, notamment via des pétitions ou des campagnes sur les réseaux sociaux. Des institutions comme l'Union européenne ou l'ONU ont également réagi, rappelant aux États leur obligation de protéger les défenseurs des droits humains. Cependant, malgré ces mobilisations, les violences persistent, ce qui soulève des questions sur l'efficacité des mécanismes de protection existants et sur la volonté politique des gouvernements concernés.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.