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Généraliste

Au pays des licornes

Le Devoir · mis à jour 2 oct.

La planète et le territoire sous le tapis..

Critique politique actuelle

L’article dénonce le discours politique québécois récent, marqué par des expressions comme mur budgétaire, progresser, subventions ou environnement concurrentiel, jugées creuses et déconnectées des enjeux réels. Ces termes, souvent associés à des promesses électorales, sont comparés à un show rassurant où les politiciens évitent soigneusement les sujets sensibles comme l’environnement. L’auteure souligne que ces discours relèvent davantage du marketing politique que d’une volonté de transformation profonde. Elle cite l’écrivain Marc Dugain, pour qui les citoyens, attachés à leur routine et à leur confort, acceptent passivement ce langage, perdant de vue l’ampleur des crises actuelles. Le Parti québécois (PQ) est notamment critiqué pour avoir promis de réduire la taxe sur l’essence et d’éviter une écologie punitive, sans aborder concrètement la crise climatique.

Passivité citoyenne

L’article pointe la passivité des citoyens québécois, décrits comme des moutons acceptant sans questionner les discours politiques et les promesses électorales. Cette docilité est illustrée par leur attachement à des routines rassurantes, malgré les crises environnementales et sociales. Par exemple, les jeunes sont critiqués pour leur manque d’engagement sur l’environnement, classé seulement en troisième position dans leurs priorités, derrière le coût de la vie et le logement. L’auteure cite une étude non scientifique de l’Université de Montréal où les femmes votent majoritairement pour Québec solidaire (QS), tandis que les hommes se répartissent entre le PQ et QS, avec une moindre priorité donnée à l’indépendance du Québec. Elle évoque aussi une hausse de 500 % de la consommation d’antidépresseurs chez les jeunes depuis 2005, attribuée à l’anxiété face à l’avenir.

Crise environnementale ignorée

L’auteure déplore l’absence totale de débat sur l’environnement lors de la dernière campagne électorale québécoise, malgré des catastrophes récentes comme les canicules en Europe ayant coûté 180 milliards de dollars et causé 36 000 morts. Elle souligne que les partis politiques, y compris le PQ, évitent soigneusement de proposer des mesures punitives en matière écologique, préférant des solutions consensuelles. Elle rappelle que les ressources naturelles et l’eau ne connaissent pas de frontières administratives, citant l’agriculteur Paul Sauvé, qui souligne que l’eau traversera toujours les limites administratives. L’auteure mentionne aussi la ferme Sauvé, qui a acheté des pages entières dans Le Devoir pour expliquer les enjeux de la circularité et de l’écosystème, une démarche pédagogique et non partisane.

Rôle des Autochtones

L’article met en lumière le rôle central des Autochtones, notamment les Innus, dans la protection des territoires et de l’environnement. Ces derniers sont décrits comme les premiers gardiens du Nitassinan (territoire innu), luttant contre des projets industriels comme des centrales, des mines ou des déboisements. L’auteure note que les Autochtones sont rarement mentionnés dans la campagne électorale, à l’exception de Québec solidaire (QS). Elle cite également le documentaire Nitassinan de Joséphine Bacon, qui aborde la relation entre les Autochtones et les non-Autochtones, ces derniers ayant souvent tenté de déposséder les premiers de leur territoire. Elle souligne que la sacralité du territoire est un concept central pour les Innus, en opposition à une logique de profit immédiat.

Dérèglement politique

L’auteure analyse la déconnexion entre les politiciens et les réalités sociales et environnementales. Elle cite l’écrivain Giuliano da Empoli, qui qualifie les politiciens et financiers de vieux monde, incapables de proposer des solutions aux crises comme l’environnement ou l’intelligence artificielle (IA). Elle souligne que les discours politiques reposent encore sur des concepts comme le pétro-progrès ou l’épuisement des ressources, tout en attisant des peurs identitaires pour obtenir des votes. Elle cite Jean F. Boily, entrepreneur en économie sociale, qui résume cette situation par la phrase On tue l’avenir pour épargner le présent. L’auteure évoque aussi la peur comme outil politique, manipulée pour maintenir les citoyens dans un état de docilité et de dépendance aux promesses électorales.

Exemples de résistance

Malgré ce constat pessimiste, l’article présente des initiatives qui tentent de briser cette inertie. La ferme Sauvé, par exemple, a mené une campagne pédagogique dans Le Devoir pour expliquer les enjeux de l’agriculture circulaire et de l’écosystème, sans partisanerie. De même, le documentaire Nitassinan de Joséphine Bacon aborde la relation entre les Autochtones et les non-Autochtones, invitant à une prise de conscience collective. L’auteure mentionne aussi le plan transition pour 2035 de Québec solidaire, présenté comme une alternative concrète aux discours politiques dominants. Enfin, elle cite l’aphorisme d’Anne Archet, Il paraît maintenant que la lutte contre les changements climatiques et faire vacciner ses enfants, c’est du wokisme, pour illustrer l’absurdité des débats actuels.

Ce que ça pourrait changer

L’article aborde brièvement la question de la santé publique à travers le récit personnel de l’auteure, dont le fils a été victime d’un accident de vélo. Elle décrit l’efficacité du système de santé québécois en traumatologie, où les vies sont sauvées grâce à des interventions rapides. Elle remercie le personnel de l’urgence de l’Hôpital général de Montréal pour leur professionnalisme, malgré un environnement stressant. Elle cite une infirmière qui résume la situation par la phrase *The ground always wins* (*Le sol gagne toujours*), soulignant que la nature reprend toujours ses droits. L’auteure mentionne aussi son propre réconfort face à des aphorismes d’Anne Archet, perçus comme une forme de résistance intellectuelle et de lucidité dans un contexte politique et social difficile.

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