Les “combats Yacha”, une nouvelle forme de violences scolaires en Corée du Sud
Combattre selon les “règles Yacha”, un terme coréen argotique désignant des affrontements sans règles ni équipements de protection, se répand en milieu scolaire en Corée du Sud. La presse du pays s’en inquiète..
Le terme Yacha désigne un phénomène de violences scolaires en Corée du Sud où des élèves s'affrontent selon des règles informelles, sans équipements de protection ni arbitrage. Ces combats, souvent filmés, se déroulent à mains nues et s'inscrivent dans un code du silence : les participants s'engagent à ne pas prévenir la police, même en cas de blessures graves. L'objectif affiché est de résoudre des conflits ou de prouver sa force, mais ces affrontements deviennent progressivement une forme de harcèlement organisé. Le phénomène, initialement perçu comme un jeu, a évolué vers des combats forcés où des élèves plus forts contraignent leurs camarades à participer. Les vidéos de ces affrontements sont parfois diffusées sur les réseaux sociaux avec le hashtag #YachaRule ou vendues pour générer de l'argent de poche.
Les combats Yacha se sont répandus dans les établissements scolaires sud-coréens comme une tendance virale, notamment grâce aux réseaux sociaux. Des comptes dédiés, comme le Yacha Club sur YouTube, rassemblent plus de 500 000 abonnés et partagent des vidéos de bagarres filmées dans des parkings souterrains ou dans la rue. Cette propagation s'inscrit dans un contexte plus large de hausse des violences scolaires en Corée du Sud. Selon une enquête du ministère de l'Éducation sud-coréen publiée le 9 septembre 2026, 2,9 % des élèves (de l'école primaire au lycée) déclarent être victimes de harcèlement, un niveau record depuis 2013 et en augmentation depuis six années consécutives. Les experts soulignent que l'exposition accrue aux écrans pourrait réduire les interactions sociales et nuire au développement de l'empathie chez les jeunes.
Les combats Yacha ne sont pas anodins : ils exposent les participants à des risques physiques graves, comme en témoigne le cas d'une jeune femme de 20 ans décédée le 29 mai 2026 après avoir été contrainte de se battre selon ces règles. Les violences scolaires en Corée du Sud atteignent des niveaux inédits, avec des conséquences psychologiques et sociales lourdes pour les victimes. Les parents, inquiets, se regroupent sur des forums en ligne, certains dénonçant l'absence de réaction des adultes face à ces pratiques. Les élèves utilisent parfois les règles Yacha comme une excuse pour justifier des actes de violence, ce qui aggrave la situation. Les autorités et les médias locaux s'alarment de cette tendance, qui s'ajoute à un problème historique de harcèlement scolaire dans le pays.
La Corée du Sud fait face à un défi majeur en matière de protection des mineurs, avec une violence scolaire en hausse et des méthodes de harcèlement qui évoluent. Les parents, les enseignants et les institutions s'interrogent sur les causes de cette escalade, notamment l'impact des réseaux sociaux et de la culture de la performance scolaire. Des œuvres comme le film L'Art du combat (2006) ou la série Que ça vous serve de leçon ! (2026) illustrent cette problématique, montrant comment la pression sociale et la quête de domination peuvent mener à des situations extrêmes. Les communautés en ligne, où les parents partagent leurs inquiétudes, reflètent une société en quête de solutions pour protéger les jeunes générations.
En Corée du Sud, les violences scolaires ont atteint un pic en 2026, avec 2,9 % des élèves déclarant en être victimes, un chiffre en hausse depuis 2020. Ce phénomène s'inscrit dans une tendance de long terme, avec une augmentation constante depuis 2013. Le pays a une histoire marquée par des représentations culturelles de la violence scolaire, comme en témoignent des films et séries populaires. Par exemple, le film *L'Art du combat* (2006) mettait déjà en scène un étudiant cherchant désespérément à apprendre à se battre pour échapper au harcèlement. En 2026, la série *Que ça vous serve de leçon !* aborde directement le sujet, avec une intrigue centrée sur le suicide d'un élève victime de harcèlement et la contrainte imposée à un autre élève de humilier un camarade.

