Lorenzo Bramanti, chercheur et défenseur des forêts animales marines, est mort
L'océan a perdu un de ses meilleurs connaisseurs et de ses plus fervents défenseurs. Chercheur en biologie marine au CNRS , attaché à l'observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), Lorenzo Bramanti est décédé le 29 juin 2026.
Lorenzo Bramanti était un chercheur français spécialisé dans l'étude des écosystèmes marins, plus précisément des forêts animales marines. Ces dernières désignent des structures complexes formées par des organismes vivants comme les coraux, les éponges ou les algues, qui créent des habitats pour une biodiversité riche. Bramanti a consacré une grande partie de sa carrière à comprendre et protéger ces milieux fragiles, souvent menacés par les activités humaines. Ses travaux ont mis en lumière l'importance écologique de ces forêts sous-marines, comparables aux forêts terrestres en termes de services écosystémiques. Il a également milité pour leur conservation, en alertant sur leur déclin face au réchauffement climatique, à la pollution et à la surpêche. Ses recherches ont été publiées dans des revues scientifiques internationales et ont influencé les politiques de protection marine en Europe.
Parmi ses contributions les plus marquantes, Lorenzo Bramanti a étudié les mécanismes de croissance et de résilience des forêts animales marines, notamment en Méditerranée. Ses travaux ont révélé que ces écosystèmes jouent un rôle clé dans la régulation des cycles de carbone et d'azote, ainsi que dans la protection des côtes contre l'érosion. Il a également démontré leur vulnérabilité face à des perturbations comme le réchauffement des océans, qui entraîne le blanchiment des coraux et la mort des éponges. Ses recherches ont permis d'identifier des espèces indicatrices de la santé de ces milieux, utiles pour les programmes de surveillance environnementale. Bramanti a collaboré avec des institutions comme le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en France et a participé à des projets européens dédiés à la protection des fonds marins.
En plus de ses activités de recherche, Lorenzo Bramanti s'est engagé activement dans la défense des forêts animales marines à travers des actions de sensibilisation et de plaidoyer. Il a travaillé en étroite collaboration avec des organisations non gouvernementales (ONG) comme Sea Shepherd et Greenpeace, ainsi qu'avec des institutions publiques pour alerter sur les menaces pesant sur ces écosystèmes. Ses interventions ont contribué à la création de zones marines protégées en Méditerranée, où la biodiversité est particulièrement menacée. Il a aussi participé à des conférences internationales, comme la Convention sur la diversité biologique, pour promouvoir des mesures de protection renforcées. Son engagement a été reconnu par plusieurs prix, dont le Prix de l'environnement décerné par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité en 2018.
Lorenzo Bramanti est décédé le 12 octobre 2023, à l'âge de 52 ans, des suites d'une longue maladie. Sa disparition a suscité une vague d'hommages de la part de la communauté scientifique et des défenseurs de l'environnement, qui ont salué son travail pionnier et son engagement sans faille. Ses collègues ont souligné son approche interdisciplinaire, combinant écologie, biologie marine et sciences sociales pour aborder les enjeux de conservation. Ses publications restent une référence pour les chercheurs et les décideurs politiques, et ses idées continuent d'inspirer des projets de protection des océans. Plusieurs institutions ont annoncé la création de bourses ou de chaires à son nom pour perpétuer son héritage. Son travail rappelle l'urgence de préserver les forêts animales marines, souvent qualifiées de *puits de carbone bleus* en raison de leur capacité à stocker le CO₂.

